MICHAEL McDERMOTT – Flowers From The Graveyard

Pauper Sky Records
Americana, Rock
MICHAEL McDERMOTT - Flowers From The Graveyard

Nous avons déjà eu le plaisir et l’avantage de signaler (ICI et ICI) le talent de cet auteur-compositeur-interprète de Chicago, dont la dernière production en date se déclinait il y a deux ans sous la forme d’un luxueux double CD. Si l’on y ajoute ses deux LPs au sein de The Westies (où il côtoyait déjà sa future légitime, Heather Lynne Horton, dont le dernier album fut également chroniqué ICI), la discographie du bonhomme avoisine déjà la trentaine de références (en autant de millésimes). Alors que son prédécesseur siamois se répartissait entre un volet semi-acoustique et un autre électriquement amplifié, cette nouvelle livraison alterne librement ces deux tendances au fil de son déroulement, comme en attestent d’entrée de jeu les tonitruants “The Best We Get” et “Always A Ways Away”, dont les riffs, le chant assuré et le beat appuyé évoquent fortement l’Elvis Costello de “This Year’s Model”. Rien d’étonnant à cela, si l’on considère que Michael en partage la production avec son batteur, Steven Gillis. Les choses restent d’ailleurs en famille, puisque Heather Lynne Horton y contribue aux chœurs, et que le multi-lnstrumentiste Will Kimbrough et le claviériste John Deaderick figurent à nouveau au générique. Ce sont justement les ivoires de ce dernier qui introduisent et sous-tendent les non moins superbes “Nobody” (comprenant le vers imparable “I’m just a nobody, nobody knows”, ainsi que deux épatants soli des six cordes électriques de Grant Tye) et “But For The Little Moments”. On subodore dès lors que McDermott se garantit bien de toute crise d’inspiration, et que cet album se révélera un nouveau grand cru. Le terrassant “Johnny Sparrow And The Sunset Girl” pourrait ainsi en remontrer à Springsteen et John Hiatt eux-mêmes, dans le registre de la complainte romantique-urbaine-et-désenchantée, à tirer des larmes dans son gin tonic (métaphore quelque peu cavalière, si l’on considère que Michael n’a plus ingurgité une goutte de spiritueux depuis plus d’une décennie), tandis que “Old Feelings” et “The Lords Of Lincoln Park” s’obstinent à arpenter le même sillon sensible, quitte à le muscler un brin (à la manière d’un Southside Johnny Lyon). Entre Steve Earle et le regretté Tom Petty, “The Struggle Makes You Stronger” et la plage titulaire postulent également au statut de radio classic items (Radio Caroline, si vous nous lisez), et le judicieux “The Future” (sans relation avec son éponyme signé Leonard Cohen) taille un proverbial costard au funeste bouffon qui squatte ces temps-ci le bureau ovale de la Maison Blanche (“Here we don’t bow to any king, and certainly not  a clown from Queens”), avant que l’élégiaque “Ain’t Life Beautiful” ne ferme le ban sur une valse plus hébétée qu’ébahie. Du niveau d’un Ron Sexsmith, d’un Sufjan Stevens ou encore d’un Parker Millsap, Michael McDermott confirme à nouveau avec éclat ce que le monde entier devrait désormais considérer comme un truisme: il compte effectivement parmi les tout meilleurs songwriters et performers de son époque. Si vous avez conservé au moins un tympan en état fonctionnel, cela devrait également vous sauter aux yeux, et en attendant, voici encore un disque qui défiera crânement les outrages du temps.

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, August 17th, 2026

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En tournée européenne cet automne:
(comment ça, aucune date belge, anglaise, allemande ni française??!! Décidément, ces pays ne tournent pas rond…)

Mercredi 30 septembre 2026 : GENÈVE (CH)
Du 1er au 11 octobre 2026 : un peu partout en ITALIE (eh bé…)
Mardi 13 octobre : Q-Bus, LEIDEN (NL)
Jeudi 15 octobre : Live Stage Marnix , BENNEKOM (NL)
Samedi 17  octobre : Ramblin Roots Festival, UTRECHT (NL)
Dimanche 18  octobre : De Vulcaan, VLAARDINGEN (NL)