| Folk, Pop |
C’est sur le label amsterdamer de Michelle David & The True Tones, Elephant, Jimmy Diamond et Alamo Race Track (tous chroniqués en leur temps ICI, ICI, ICI et ICI) que paraît le premier album de la néerlandaise Romy Laarhoven (alias Romy Liz Rose), à ne pas confondre avec la songwriter de Nashville Liz Rose (née Elisabeth Wagner). Avec sa pedal-steel délicate, son drum-beat buté et sa jangle guitar, la plage d’ouverture situe Romy Liz entre le Fleetwood Mac de “Rumours” et la Suzanne Vega de “Luka”, impression qui se prolonge avec les languides folky pop “Shells” et “Grapefruit”, réminiscents des climats nébuleux du “All Things Must Pass” d’un certain George Harrison. C’est qu’en dépit de son timbre juvénile subtilement voilé et d’un songwriting épuré, Miss Rose a su s’entourer sur ces enregistrements de pas moins de huit musiciens, pour en confier la production au claviériste Jesse Koch. Il en résulte une richesse et une diversité d’arrangements qui préviennent toute monotonie, et les plages les plus éthérées (“3”, “I Don’t Wanna” et “Sounds Of An Early Morning”) évoquent fugacement les penchants les plus agrestes de la Kate Bush des débuts (cf. aussi “The Void (The Room)” et “Wishes In White”), voire de Lana Del Rey (“Best Of Friends”, “I Should’ve Done Better”). La majestueuse plage titulaire s’inscrit ainsi dans ce sunshine folk qui établit voici un demi-siècle la renommée de Laurel Canyon: un disque aussi lumineux que le suggèrent son titre et son artwork, ainsi qu’un premier essai des plus prometteurs.
Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co
PARIS-MOVE, March 25th 2026
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