JOSEPH MARTONE – Endeavours

Rivertale / Absilone / Inouïe Distribution
Dark folk
JOSEPH MARTONE - Endeavours

Nous vous avions parlé (ICI) de son pseudo-premier album, paru voici cinq ans déjà. Celui-ci succédait de fait à deux autres, publiés respectivement en 2012 et 2015 sous le nom de Joseph Martone & The Travelling Souls. Co-produits à nouveau par le fidèle Taylor Kirk (Timber Timbre), ces neuf titres ne démentent pas l’impression durable que nous avaient suscité leurs prédécesseurs. Tout juste si le timbre râpeux du bonhomme semble avoir gagné en assurance, ce dont il atteste moins en matière d’amplitude. Ses mélodies et arrangements (sifflements, surf-guitar, glockenspiel, rythmes de beatbox ou d’orgue de Barbarie) oscillent toujours entre le Tom Waits de “Swordfishtrombone” et “Bone Machine” (“Overboard”, “Saint Marie”), la théâtralité ouvragée d’un Nick Cave (“Bright Morning Doubt”) et les orchestrations souvent décalées du regretté Maestro, Ennio Morricone (“Lying Low”). Mais alors que ses textes renvoient plus que jamais à un univers où se croisent western désabusé, jet-lag sentimental et polar mafieux, un zeste de Paolo Conte se manifeste toutefois de-ci, de-là (“Time Is A Healer”), tandis qu’avec ses chœurs et cuivres discrets (ainsi que son piano délicat), la plage titulaire fraie sur une ligne de crête entre Lee Hazelwood et notre non moins regretté Arno Hintjens. “True Times” et “Wounded Love” (qui figurait dans une version sensiblement différente sur son album “Glowing In The Dark” de 2015) en font autant avec le Leonard Cohen de “Various Positions”, et “On The Mend” renvoie pour sa part à l’élégance envapée d’un Baxter Dury. Comme l’invoque régulièrement mon ami Chicken, “assez d’essais, davantage de réussites“… Les dernières tentatives en date (endeavours) de Joseph Martone échapperont probablement à ses sarcasmes.

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, January 15th 2026

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