ITW de Franck Amsallem – compositeur et pianiste

ITW de Franck Amsallem – compositeur et pianiste

By Thierry De Clemensat
Member at Jazz Journalists Association
USA correspondent for Paris-Move and ABS magazine
Editor in chief – Bayou Blue Radio

January 30th 2026

Photo: Nathalie Rafflet

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Il est impossible d’interviewer Franck Amsallem sans évoquer l’une des blessures encore ouvertes de l’histoire contemporaine française. En 1961, la fin de la guerre d’Algérie a marqué l’effondrement de l’un des plus vastes empires coloniaux de la France et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. Des familles ont fui l’Algérie pour rejoindre la métropole et reconstruire leur vie à partir de rien, souvent dans un pays qu’elles connaissaient à peine.

Les parents de Franck Amsallem faisaient partie de ces exilés. Ils se sont installés à Nice, dans le sud de la France, en emportant avec eux le piano familial. Franck est initié au piano classique dès l’âge de sept ans. Il abandonne toutefois les cours quelques années plus tard: une famille nombreuse et un appartement exigu se prêtaient mal à la rigueur imposée par son professeur. La musique reste néanmoins omniprésente à la maison. La famille possède une importante collection de 45 tours (Ray Charles, Glenn Miller, les Four Tops…), des sons qui nourriront silencieusement son imaginaire musical.

Chaque vie d’artiste suit une trajectoire, parfois incertaine, parfois douloureuse, mais toujours traversée par une capacité à rêver. Lorsque ce rêve persiste, il se transforme en détermination. Et cela suffit souvent à porter un artiste.

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Thierry De Clemensat: Franck, merci d’avoir accepté cet entretien. Si tu le veux bien, j’aimerais commencer par ton enfance. Te souviens-tu de ton arrivée à Nice et de ce que cette transition a représenté pour toi, enfant?

Franck Amsallem: J’avais neuf mois lorsque mes parents, dans des circonstances pour le moins difficiles, ont survécu au drame du 5 juillet 1962 à Oran (500 européens ont perdu la vie ce jour-là), et ont pu s’envoler vers la France où le reste de ma famille avait déjà été rapatrié. J’ai grandi dans cette atmosphère de déracinés, 9 personnes vivant dans un 3-4 pièces à Nice. C’est peu dire que l’environnement n’était pas propice à la pratique d’un instrument, mais mes parents ont tenu à ce que les 3 derniers puissent apprendre sur le piano que mon père avait pu ramener avec lui. C’était une famille soudée et aimante même si le drame des rapatriés et de la guerre d’Algérie, après celui de la seconde guerre mondiale était présent. Ma famille vivait en Algérie depuis des temps immémoriaux et les us et les coutumes avaient été rapportées avec nous dans nos bagages dans leur intégralité. Même si je n’avais aucun souvenir de l’Algérie mes nombreux oncles et tantes ainsi que ma famille nombreuse formaient un véritable îlot où les coutumes, les expressions de language et la cuisine nous rappelaient à chaque instant que nous n’étions aucunement des niçois “de souche”.

Thierry De Clemensat: Ta formation initiale est classique, mais le jazz est rapidement devenu ton langage principal. Pour beaucoup de compositeurs, la pensée classique tend à prendre le pas sur la forme jazz. Dans ton cas, on perçoit un équilibre rare entre les deux mondes. Comment es-tu parvenu à cette harmonie?

Franck Amsallem: Oui, en fait c’est plus complexe que cela. Ma formation de tout jeune musicien fut entièrement bâclée par une vieille professeur peu pédagogue et pour tout dire, à part mon exposition à la musique je ne savais quasiment rien à l’âge de 14 ans lorsque je me suis remis à jouer du piano d’oreille. A ce moment là, le blues et le jazz m’ont aimanté, plus rien (le lycée…) n’a eu d’importance et pour pouvoir apprendre la musique d’une façon ou d’une autre comme mes parents n’étaient pas musiciens, je me suis inscrit au conservatoire de Nice où j’ai appris le saxophone classique, tout en continuant à jouer du piano… d’oreille. Je suis donc en quelque sorte un autodidacte du piano. Si aujourd’hui je joue du jazz au piano c’est justement parce que je n’ai jamais joué Beethoven au conservatoire. Et inversement si je ne suis pas devenu saxophoniste de jazz c’est parce que le sax classique s’est avéré être un carcan impossible à jeter aux oubliettes. J’ai donc une vue très mitigée de tous ces enseignements didactiques qui nous font souvent aller dans la direction inverse que celle souhaitée au fonds de nôtre âme.

Thierry De Clemensat: Il y a eu tes années à Monte-Carlo, ce que l’on appelle communément «le Rocher», où tu as commencé à te familiariser avec les standards de jazz. Que retiens-tu de cette période et de ce qu’elle t’a apporté musicalement?

Franck Amsallem: Ce fut un très bon apprentissage sur le tas. A l’époque il y avait un orchestre de swing à demeure au Casino de Monte-Carlo et je fus très jeune rapidement demandé pour y jouer, notamment à l’orgue Hammond, pour seconder le pianiste/chef d’orchestre. Il y avait aussi beaucoup d’hotels et pas mal de boulot. D’une certaine façon cela préfigurait ce que j’ai ensuite fait à New York dans les orchestres de danse divers et variés. Apprendre les themes d’oreille et sans partition,  accompagner les attractions alors que j’étais bien mauvais lecteur, tout ce que les musiciens de métier doivent savoir faire un jour où l’autre. Lorsque j’ai ensuite auditionné pour des orchestres de Swing à Boston je connaissais déjà bien cette musique et nombre de musiciens américains me complimentaient sur l’étendue de mon répertoire. Je suis revenu à Monte Carlo quelques années plus tard, en tant que directeur musical d’un orchestre de pop de haute volée, et cela m’a aussi appris des tas de choses. J’y ai d’une certaine façon réalisé que malgré l’aspect financier, je ne voulais aucunement passer ma vie à faire cela.

Thierry De Clemensat: En 1981, je faisais mes premiers pas à la radio. Pour toi, c’était le Berklee College of Music. Cette période a dû être déterminante. Qu’est-ce qui t’en reste aujourd’hui, et Berklee t’a-t-il permis de faire des rencontres décisives?

Franck Amsallem: Le choc de l’apprentissage de la musique à l’américaine, ce fut quelque chose! A l’époque, en France, on en était vraiment aux balbutiements de l’enseignement du Jazz, et ce que j’ai appris à Berklee fut primordial, malgré ce coté universitaire et quelquefois coincé qui ne m’était pas adapté. J’ai d’abord rapidement réalisé que les profs de piano ne me convenaient pas et j’ai alors pris des cours de chant. Je me suis focalisé sur l’arrangement et la composition de jazz où il y avait de sérieuses pointures comme professeurs, je veux parler des Herb Pomeroy, Michael Gibbs ou Greg Hopkins. J’ai aussi pas mal travaillé le piano classique, ce qui manquait beaucoup à mon jeu et avec les amis que je me suis fait au Berklee College, ma personnalité musicale s’est affirmée. Bien que je sois le premier à crier haut et fort que rien ne remplace la pratique du Jazz en direct en en Live, pouvoir pratiquer mon instrument et écrire sans contraintes pendant plusieurs années m’a grandement aidé.

Thierry De Clemensat: Après trois années à Berklee, tu pars pour New York, une ville en perpétuel mouvement, celle de la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster. Tu changes une nouvelle fois de cap pour rejoindre la Manhattan School of Music, cette fois pour étudier la composition. Tu as souvent décrit cette période comme une révélation. Pourquoi la composition a-t-elle été ce déclic?

Franck Amsallem: Arrivé à New York, tout m’a semblé plus facile, les relations humaines comme la musique. Les musiciens à New York jouaient comme je le ressentais et j’y ai fait mes classes en me produisant rapidement avec des pointures qui m’ont encouragé dans mes choix artistiques. C’est vrai que c’est un endroit difficile pour bien se sentir, mais l’apport culturel de cette ville est indescriptible. J’ai fait le choix d’étudier la composition pour grand orchestre avec Bob Brookmeyer à Manhattan School of Music, Brookmeyer qui est resté mon maître à penser dans ce domaine. Son optique et ses jugements m’ont accompagné depuis, même si j’écris peu ces temps-ci. J’ai aussi rencontré de grands musiciens de ma génération avec qui j’allais grandir musicalement et enregistrer mes premiers albums. Je retournais rarement en France et musicalement je me suis toujours senti très américain, même si…les musiciens américains me trouvent toujours quelque peu….français. Je joue du piano comme un compositeur, je n’aime pas les patterns déjà préparées et je pense que c’était le bon choix. Au final je n’ai jamais pris de cours de piano jazz car je n’avais aucunement envie que l’on me dise comment jouer, cela a été probablement un chemin plus long mais tellement plus gratifiant.

Thierry De Clemensat: New York est désormais ton port d’attache depuis plusieurs décennies. En quoi la ville continue-t-elle d’influencer ton écriture et ta manière de penser la musique?

Franck Amsallem: Je suis parti de NYC après le 11 septembre, du moins pour un temps. J’ai gardé quelques engagements mais depuis 2002 je vis à Paris. La vie à NYC me manque beaucoup, les musiciens sont impeccables et toujours positifs dans leur approche musicale, et la synergie est toujours présente lorsque je joue avec les jeunes et les moins jeunes. C’est peut-être ce qui est le plus formidable, cette façon qu’ont certains musiciens de lire mes intentions musicales. Il semble que même mes compositions originales ce sont eux qui les ont écrites! Récemment je suis retourné écouter le grand orchestre du Vanguard, qui est en quelque sorte l’orchestre de référence dans ce domaine. Ce son en grande formation, cette masse sonore, ça c’est NYC.

Thierry De Clemensat: Nous partageons une même observation sur le métier de musicien: il existe de nombreux bons pianistes, mais peu parviennent réellement à se démarquer. Selon toi, qu’est-ce qui fait la différence entre ceux qui laissent une trace durable et les autres?

Franck Amsallem: Une certaine recherche, non pas de l’originalité à tout prix, ça c’est plus européen qu’américain, mais de la question existentielle que se pose tout musicien: quel son, quelle musique définit ma personnalité? Aller au bout de cette question donnera une réponse toujours personnelle évidemment, mais certains musiciens passent leur temps à regarder à coté et à éviter d’y donner une réponse. Donc comment faire pour se démarquer? Etre soi-même. Cela veut dire quoi? Comment? Ce sont toutes ces questions auxquelles il faut répondre, cela prend une vie. De nombreux musiciens connus passent leur temps à sonner comme d’autres, et souvent la critique n’y voit que du feu.

Thierry De Clemensat: Ta discographie s’étend sur plus de trente cinq ans, de 1990 à 2025, avec quatorze albums à ton actif. Te souviens-tu encore de l’enregistrement de ton premier disque, Out a Day, avec Gary Peacock et Bill Stewart?

Franck Amsallem: Bien évidemment. J’étais à la croisée des chemins, je jouais beaucoup mais pas toujours dans de très bonnes conditions et il me fallait un album qui frappe les esprits. J’ai donc décidé de demander à ces musiciens remarquables, qui sont parfaitement entrés dans le jeu, de me faire bien sonner. Je pense que Gary est extrêmement libre sur cet enregistrement et heureux de faire sonner ce trio. J’ai bien entendu énormément appris durant ces deux jours, et Billy m’a aussi demandé de recommencer plusieurs prises car il sentait qu’il pouvait mieux faire…il est évident que de faire de la musique avec des musiciens de cette trempe n’arrive pas tous les jours. J’aime aussi beaucoup le son de l’enregistrement, capté dans le mythique Clinton Studios. Le tout enregistré en stéréo directe, sans casque et sans séparation, comme dans un concert. L’album a été réédité plusieurs fois, et a beaucoup contribué à me faire connaître.

Thierry De Clemensat: Avec une œuvre aussi riche, y a-t-il aujourd’hui des albums de ton catalogue auxquels tu te sens plus proche que d’autres? Et pour quelles raisons?

Franck Amsallem: Tous mes albums ont été enregistrés avec un propos je pense. Et dans chaque album il existe des moments de bonheur musical dont je suis très fier. Que ce soit en live ou en studio je pense arriver à me concentrer dans l’instant pour faire sortir le meilleur de ce qui sommeille, et par expérience je peux dire que ce n’est pas toujours gagné. Je n’ai aucun regret, tous mes albums ont un cachet bien spécial. Le dernier en Quartet “Gotham Goodbye” avec une belle cohésion et un saxophoniste, Irving Acao, qui comprend ce que j’aime, est aussi l’un de mes préférés. L’énergie y est bien présente et là encore le son du disque est magnifique.

Thierry De Clemensat: À l’écoute de tes disques, on a le sentiment que tes compositions gagnent au fil du temps en densité et en profondeur. As-tu le sentiment que l’écriture est devenue un processus d’accumulation, des idées mises de côté, affinées, puis révélées au fil des années et des rencontres?

Franck Amsallem: Il est certain que lorsque l’on compose il faut savoir s’éditer constamment, ne pas se répéter. La composition est un miroir de ce que l’on est, et ces quelques courtes minutes où le theme sera joué doit également représenter un tremplin parfait pour improviser. Donc point n’est besoin de composer énormément mais de composer avec escient ou avec dessein. La composition a ceci de spécial que certains themes composés tôt dans ma vie définissent toujours qui je suis. Joe Henderson disait cela et il a continué à jouer jusque tard les morceaux composés jeune. Donc au final comme avec les standards d’ailleurs, c’est plus un rapport de qui je suis avec qui j’étais à l’époque. Au final le processus du Jazz dans 90% des cas est plutôt simple: un thème puis une improvisation. La multitude de questions que cela engendre va donc partir de là: comment jouer le thème et improviser au début, au milieu, et à la fin de sa carrière?

Thierry De Clemensat: Ta musique se situe souvent à la frontière entre structure et liberté. Comment décides-tu du moment où une pièce doit respirer, et de celui où elle nécessite un cadre plus formel?

Franck Amsallem: La Musique doit être toujours du plus grand interêt, de quoi a t’elle besoin à l’Instant T.? Se poser les bonnes questions en écoutant nos prises ou en regardant nos scores est peut-être la plus importante des questions. Qu’aurait-il pu être possible d’ajouter ou de soustraire pour améliorer le contenu musical? Avant tout ne pas se débiner quant à ce qu’il faudra faire pour s’améliorer est une question que l’on doit se poser tous les jours.

Thierry De Clemensat: Tu as collaboré avec des musiciens issus d’horizons très différents. Que recherches-tu en premier lieu chez un partenaire musical?

Franck Amsallem: Quelqu’un qui me complète, ET quelqu’un qui me stimule. Trouver un musicien qui puisse apporter quelque chose à l’édifice que je construis en étant sur la même longueur d’onde, en utilisant le même language, et avec qui je puisse jouer les yeux fermés avec 100% de confiance, et dans le même temps qui puisse apporter sa touche personnelle avec des morceaux auxquels je n’aurais pas pensé, des notes, des phrases inédites, une touche personnelle qui va me stimuler et m’ouvrir sur d’autres horizons. C’est par exemple le cas de ce batteur, Kush Abadey, que j’ai utilisé sur mon dernier enregistrement. Un batteur qui travaille à l’intérieur de la tradition et peut s’envoler rapidement vers d’autres horizons. Un support et une inspiration.

Thierry De Clemensat: Comment ta relation au piano a-t-elle évolué, d’un instrument associé à la discipline de l’enfance à un véritable vecteur d’expression personnelle?

Franck Amsallem: Le piano a ceci de particulier que 99,9% des pianistes ont commencé par jouer un peu ou beaucoup de classique avant de jouer d’autres musiques. Dans mon cas, au début il y eut peu de classique, puis j’ai appris d’oreille pendant mes années d’adolescence. Souvent avec même de très bons pianistes on peut avoir l’impression que le carcan classique empêche une expression réellement personnelle. D’où le travail littéralement de toute une vie de se reconnecter avec l’enfant qui balbutiait au piano et de pouvoir s’exprimer sans artifices inutiles. Cela n’empêche pas, et c’est là que le bât blesse, de devoir jouer avec une technique qui nous permette d’exprimer toutes nos envies. Donc il faudra travailler le naturel et le sophistiqué! Lourde tâche. Dans mon cas après avoir étudié avec un redoutable professeur de classique, Phil Kawin, j’ai abandonné la pratique du classique autour de l’âge de trente ans, après avoir assimilé beaucoup de bonnes choses et de secrets de sonorité et de technique. Il fallait essayer d’assimiler tout ce que j’avais appris et essayer de m’en servir à bon escient en tant que pianiste de jazz.

Thierry De Clemensat: À l’ère du streaming et de la consommation rapide, comment continues-tu à penser l’album comme une œuvre artistique cohérente et complète?

Franck Amsallem: Oui je suis toujours prisonnier de la conception classique de l’album ou du CD, avec des morceaux lents ou rapides, stratégiquement placés. Le streaming a ses bons et ses mauvais côtés. Il participe à cette consommation effrénée de musique dont nous sommes témoins, sans toutefois en être les bénéficiaires financiers. J’en tiens quelquefois compte, mais à vrai dire, je ne suis pas particulièrement doué pour bénéficier du système.

Thierry De Clemensat: L’enseignement occupe une place importante dans ton parcours. Au-delà de la technique et de l’harmonie, qu’aimerais-tu avant tout transmettre aux jeunes musiciens?

Franck Amsallem: L’enseignement du jazz a beaucoup évolué… en bien! Grâce aux nombreuses vidéos, et au moyen incroyable qu’est l’internet en général pour disséminer la culture, oui, la culture, car l’information doit être partagée. Lorsque j’avais 20 ans, en 81, c’était la préhistoire, même aux USA… alors en France…! Le niveau général est absolument incroyable, et si des élèves viennent me trouver, je parlerai de mon expérience pour acquérir le phrasé, le répertoire, le savoir pour jouer du jazz, selon ma propre expérience. Du travail nécessaire, de la dévotion envers cette musique… maintenant, dans mon cas, c’est un peu une vie entière consacrée au jazz. Si l’on veut arriver à un haut niveau, il faudra de toute façon y passer. Je leur transmettrai mon amour du swing, des mélodies américaines, du blues et de toutes ces choses que l’on ne trouve que dans le jazz.

Thierry De Clemensat: En regardant vers l’avenir, existe-t-il encore des territoires musicaux — stylistiques, géographiques ou émotionnels — que tu ressens le besoin d’explorer?

Franck Amsallem: J’aimerais pouvoir envisager une rencontre du quartet de jazz et du quatuor à cordes classique, qui synthétiserait ainsi mon expérience des deux mondes. De nombreuses fois, le résultat n’est pas complètement à la hauteur. En d’autres termes, il y a du pain sur la planche pour être à la hauteur de mes ambitions!

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Chronique (en français) de l’album de Franck Amsallem, The Summer knows (un été 42)

Chronique (en anglais) de l’album de Franck Amsallem, The Summer knows (un été 42)

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