Tomcat Courtney – Downsville Blues – blues music – CD

Blue Witch Records – Spirale – DG Diffusion –BWR 105
Blues
Promouvoir et diffuser l’album d’un bluesman inconnu en Europe est toujours un pari, et lorsque le Monsieur en question a 79 ans au compteur et que le titre de l’opus s’intitule ‘Downsville Blues’, le pari semble plus qu’osé, mais là, balayez bien vite devant votre porte tout ce qui peut encore traîner d’idées préconçues ou de doutes car ce Tomcat Courtney là, il va vous emballer avec son blues très roots, sobre mais diablement efficace (et dans diablement, y’a ‘ment’, vous aurait glissé Robert Johnson).
 
C’est un retour aux sources de ce papy du blues dans sa ville natale qui est à l’origine de cet album. Dans la chanson ‘Downsville Blues’ il vous invite avec des mots simples à le suivre dans la ville de sa jeunesse tandis que dans ‘Disaster Blues’ il vous parle des ravages de l’ouragan Katrina et que dans ‘Railroad Avenue’ il vous raconte sa visite à une ancienne amante aujourd’hui installée le long d’une voie ferrée. Car il est comme ça, le Tomcat, un raconteur hors pair, et qui vous construit en une chanson tout un univers dans lequel sa guitare se balade, en fidèle compagnon. D’ailleurs sur les 12 titres proposés, 9 sont des compos de notre jeune papy, complétés par un traditionnel, ‘Bottle it up and go’, une reprise de ‘Cryin’ Won’t Help You’ de Tampa Red, et ‘Meet me in the bottom’ de Mance Lipscomb, bluesman texan, fils d’esclave et malheureusement trop méconnu.
 
C’est à Downville que Tomcat Courtney a grandi, dans cette ville où son père, pianiste de ragtime, possédait un bar, mais c’est en 1971 que Tomcat s’installe à San Diego où il se produit dans les clubs plusieurs fois par semaine, revendant en fin de concert des CD qu’il réalise et grave.
Pour ce ‘Downsville Blues’ c’est une toute autre histoire puisque non seulement celui-ci est réalisé par Blue Witch Records mais que Tomcat Courtney est secondé par un line-up à faire bander ferme: Chris James à la guitare, déjà, mais aussi Patrick Rynn à la basse, Brian Fahey à la batterie, Willie ‘Big Eyes’ Smith à la batterie et le génial Bob Corritore à l’harmonica.
Quand vous saurez que l’opus et produit par ‘Monsieur’ Bob Corritore, vous aurez compris que cet album là est un des premiers super albums de blues acoustique de ce début 2009. Un super album auquel il aurait été mesquin, voire injuste de ne pas attribuer la note conforme au niveau de qualité et de musicalité de l’opus: Indispensable.
 
Frankie Bluesy Pfeiffer
 
Tomcat Courtney