THE BURNING FINGERS – Revenge

TBF (Autoproduction)
Blues-Rock
THE BURNING FINGERS - Revenge

Avec son artwork entre western-spaghetti et Lieutenant Blueberry, le troisième album de ce quatuor ardéchois est avant tout le projet collectif du guitariste Sébastien Cauquil, qui en signe huit des onze compos originales (les trois autres échéant à leur chanteur et claviériste, Laurent Burcet). Dès les “Wake Up” et “Sad Road” d’ouverture, leurs références affleurent: entre rock sudiste façon Skynyrd, Led Zep et et autres Rival Sons, les six cordes y prédominent largement, que ce soit sous forme de riffs entêtants ou de soli en flammêches ardentes. Le bassiste Alain Tesconi et le batteur Christophe Marc y prodiguent l’assise rythmique sans laquelle tout effort guitaristique s’avèrerait vain, tandis que Burcet se révèle un vocaliste à la présence habitée. La plage titulaire perpétue l’imagerie western de circonstance sur un riff proche d’AC/DC, tandis que sur “Locked Up” (heavy Texas boogie entre Stocks et ZZ Top), la guitare s’autorise quelques clichés un brin éculés, et que “Let’s Rock!” emprunte à Purple et Whitesnake leur sens de la cavalcade électrique. “I Got A Girl” n’aurait pas déparé sur un album récent de Ganafoul (formation historique de Givors récemment revenue en lice), et avec son orgue à la Charlie Oleg et ses arpèges éthérés, le slow “Day By Day” lorgne vers les tentatives de Scorpions en pareil domaine, offrant à Cauquil une nouvelle opportunité de solo façon Gary Moore. Sur des entrelacs de six cordes et de bottleneck, “Evil Woman” pose à nouveau les boots en territoire sudiste pour se conclure sur de heavy riffs à la Bad Company, avant que l’impérieux “Do It That Way” ne ravive une fois encore les ombres du gang de Billy Gibbons. Entamé sur la trame d’un blues-holler, “I Go Home” ne tarde pas à recouvrer ses fondamentaux southern-rock (pyrotechnie de guitares incluse), et l’instrumental “Jackhammer” ferme le ban dans l’esprit du “Let There Be Rock” de AC/DC et du “Race With The Devil” de Gun. En conclusion de cette dissection: voici un efficace album de blues-rock, livré par une formation aux rouages manifestement rodés sur les planches (et de surcroît impeccablement produit et masterisé). Les aficionados du genre y trouveront assurément leur compte, et les autres aboieront mollement le temps que la caravane passe…

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, March 4th 2026

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