PAUL PERSONNE – Dédicaces – Vol. 1 et 2

VERYCORDS
Blues
PAUL PERSONNE - Dédicaces - Vol. 1 et 2

Voilà un super projet qui vient de voir le jour, mais qui, cependant, taraudait l’âme et le cœur de Paul Personne depuis des lustres. Rendre hommage à toutes ces personnalités du monde de la musique, de la musique plurielle, et pas exclusivement issues du monde du rock’n’roll ou du blues, des personnalités plus talentueuses et plus uniques les unes que les autres, croisées au hasard de la route sinueuse mais ô combien exaltante empruntée par les saltimbanques de tout poil, au détour de quelques riffs et de quelques accords de Gibson Les Paul bien ciselés, de quelques mots à la sensibilité à fleur de peau scrutés du côté de chez Nougaro et avec toujours ce bon vieux blues en ligne de mire, comme collé à ses basques, tel le sparadrap du Capitaine Haddock ou tel le fin limier de la mondaine qui colle au cul 24h/24 d’un marlou gominé et endimanché de Pigalle.
Même si l’intéressé ne veut plus jamais s’laisser blueser, une fois tombé dans la marmite en fusion et une fois le virus du blues contracté, impossible de s’en débarrasser et de le balayer d’un revers de main, surtout lorsqu’à peine réveillé, on le voit narquois assis au bout de son lit ou malicieux dans sa cuisine, à tomber le nez dans son bol de chicorée. Le blues est plus fidèle qu’un Labrador, plus loyal qu’un sacristain pendant un office et plus zélé qu’un contrôleur des finances publiques sur le râble d’un magouilleur perfide. Jimmy Reed, Albert King, Otis Rush ou encore Lightnin’ Hopkins ont essayé toute leur vie de le fuir désespérément, en vain. Pour notre plus grand bonheur, il n’existe pas d’antidote pour guérir de ses maux, les travaux scientifiques du Professeur Raoult étant constamment tombés à l’eau.
Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure qui hululent à proximité du Père-Lachaise, ni les vautours nécrophages qui survolent le désert dans le climat subsaharien, à bientôt 74 printemps, à l’âge où de nombreuses personnalités du monde culturel et musical sont hélas passées à trépas, je citerais entre autres Meat Loaf, Percy Sledge, Christophe (Bevilacqua), Claude Nougaro, Johnny Hallyday ou encore Dick Rivers… et où certaines stars sur le retour, aigries, dépressives, inaccessibles, en mal d’inspiration, désintoxiquées à grimper aux rideaux, liposucées pour la énième fois comme un Burger agonisant de chez McDonald’s et liftées telle une balle de tennis sans même fréquenter Roland-Garros ou Wimbledon, Paul Personne quant à lui nous propose sa dernière création, colossale, titanesque, majestueuse, sous la forme de Dédicaces en 2 volumes, avec la même fraîcheur utopique et romanesque, les mêmes rêves chimériques de ses premiers balbutiements rock’n’blues du côté du quartier de la Vigne Blanche, aux Mureaux dans les Yvelines, nourri, biberonné et imbibé telle une éponge de l’œuvre intemporelle et transgénérationnelle des 3 King, d’Eric Clapton, de Peter Green, de Mick Taylor, de Neil Young, des Stones, des Doors, de Chuck Berry ou encore de Jefferson Airplane… Car Paul Personne, René-Paul Roux pour l’Etat Civil, né en 1949 à Argenteuil, ne s’est jamais considéré comme un ‘bluesman’ au sens stricto sensu du terme, mais plutôt comme un musicien qui distille une musique bluesy, entre rock, blues et chanson française, n’en déplaise aux incurables puristes des 12 mesures et des 3 accords, qui ont toujours éprouvé une vive aversion envers les musicos blancs, même pas noirs, même pas américains et même pas nés aux confins du Mississippi. Car même en cherchant bien, c’est très difficile de trouver des joueurs de Dobro, des champs de coton et des juke-joints aux odeurs de soufre et noyés dans des volutes de fumée et des vapeurs de whiskey, entre Argenteuil, Houilles et Les Mureaux, et c’est quasiment impossible, même avec une imagination féconde digne du Palais des mille et une nuits, d’apercevoir des bateaux à roues à aubes remonter la Seine sous le Pont de Meulan. Même si bien évidemment, Paul Personne est considéré par le commun des mortels, par la majorité de nos contemporains et par certains journalistes aussi impliqués dans la musique qu’un trader à la Société Générale ou qu’un commissaire-priseur à Drouot, comme un guitariste-chanteur de blues à part entière, faisant partie des pionniers du blues en France et en français, du blues camembert, Beaujolais-Nouveau et cuisses de grenouilles, du sacro-saint quatuor, avec Benoît Blue Boy (Benoît Billot), Patrick Verbeke, Bill Deraime et… Paul Personne dans un registre plus éclectique, ce qui n’a absolument rien de péjoratif ni de répréhensible. Excepté peut-être pour ces-mêmes puristes et autres musicologues, à la culture si impressionnante, qu’ils sont capables de donner la marque de la montre du guitariste, la couleur des chaussettes du bassiste, le numéro de sécurité sociale du batteur, la tension artérielle du pianiste, le numéro de portable de l’ingénieur du son, la température extérieure au studio et de savoir si le chanteur a pris entrée-plat-dessert au déjeuner avant la séance d’enregistrement, avec rabe de coquillettes et de portions de Vache Qui Rit. Quoi qu’il en soit, les quatre susnommés, dont Paul Personne, ont été de véritables prêcheurs, d’authentiques prédicateurs, des mecs couillus qui ont essuyé les plâtres, mis les mains dans le cambouis pour faire accepter le blues en France, et de surcroît dans la langue de Molière et de Victor Hugo, en jouant dans des endroits les plus inhospitaliers et les plus improbables, des no man’s land où même les trains ne s’arrêtent pas, avec les effets dévastateurs du gaz moutarde identiques aux tranchées de Verdun. Ils ont décomplexé le blues français de son manque de racines et fait qu’il ne soit plus considéré comme une vulgaire plaisanterie, entre exotisme et inadéquation. Même si les mains de ces quatre protagonistes, héros parfois incompris du XXème siècle, qui lui donnèrent le jour n’étaient pas noires. Total respect à eux! Alors Eddie Cochran ou Muddy Waters, Gene Vincent ou Ray Charles, Paul Personne n’a que faire de ces questions existentielles pouvant n’intéresser que des béni-oui-oui réceptifs aux diktats et autres propagandes imposés unilatéralement par l’élitiste bien-pensance. C’est inéluctable, quoi qu’on fasse ou quoi qu’on dise, il n’y a pas à tortiller, Paul sera toujours trop rock pour les puristes du blues et bien trop blues pour enchanter les Teddy Boys en Drape Jacket et Creepers, qui depuis ce funeste 17 avril 1960, vouent un culte sans borne à Cochran et à son Twenty Flight Rock. Sans parler de ceux qui le jugent trop variété bluesy, catalogué comme chez IKEA, étiqueté comme au Monoprix, accroché au carcan des béotiens et de la pensée unique, dans une sorte de chanson française réaliste, certes de qualité, comme si Piaf ou Fréhel avaient damé le pion et croisé le fer avec J.J. Cale, B.B King ou Keith Richards. C’est une évidence, parfois la frontière est ténue entre la chanson française et le blues français. Est-ce que Piaf ou Fréhel, adeptes des complaintes les plus poignantes à donner la chair de poule, étaient les premières chanteuses de blues françaises sans le savoir, entre Montmartre et Ménilmuche? La question demeure à ce jour sans réponse. L’important est que Paul Personne soit un fédérateur des musiques gorgées de groove et de feeling et qu’il réunit avec brio autour de son œuvre la grande majorité des différentes couches catégorielles précitées, consommatrices de musiques bigarrées et épicées, qu’ils aient comme divinité absolue ou comme être supra naturel à vénérer au quotidien, Eddie Cochran ou John Lee Hooker.
C’est bien connu, le blues a eu un fils qui s’appelle rock’n’roll et Paul Personne est son illustre parrain. Que de chemin parcouru depuis Bracos Band et la 1ère partie de Little Bob Story à Toulouse, depuis Backstage, la ferme toulousaine loin du tumulte de la Capitale, de son passage remarqué à l’émission Chorus d’Antoine de Caunes où avec son gang il cassa la barraque, même si la mode du moment était plutôt en faveur des groupes punk-rock, de son heureuse collaboration avec Benoît Blue Boy et son harmonica diabolique, le taulier, le boss (même si ces superlatifs sont déjà utilisés pour d’autres…) du french-blues festif made in Louisiane, de la chronique inattendue de Backstage dans le Melody Maker, de Daniel Antoine aux claviers, de Philippe Floris, futur Tortilleurs de BBB à la batterie, du premier opus en solo et en français sur le label Epic, Faut Qu’ça Bouge en 1982 produit par Bobby Bruno, de Comme un Etranger, sa première carte de visite, le tube des ondes hertziennes Barjo-Land qu’on pouvait écouter à la radio le matin en se rasant ou en rentrant de virée, c’est selon…, de 24/24, de Rêve Sidéral d’un Naïf Idéal, de Patchwork Electrique…
Après pratiquement un demi-siècle d’une carrière sans bémol, ou plutôt d’une passion époustouflante, même s’il faut bien bouffer pour survivre et que parfois, le blues ne nourrit pas ses fidèles et talentueux disciples à leur faim, plutôt maigre pitance que repas pantagruéliques, après 50 piges de bons et loyaux services disais-je, Paul Personne n’a pas changé et en 2023 et avec ses Dédicaces Vol 1 et 2 (Verycords), il continue inlassablement de nous enchanter et de nous surprendre, de sa voix rocailleuse, de son phrasé périurbain, de son accent et son argot de titi banlieusard, que n’auraient pas reniés Gavroche ou Aristide Bruant de l’autre côté du périph’, avec ses boogies survoltés et ses ballades bluesy langoureuses, lui qui astique le manche de sa Gibson Les Paul comme personne, à croire que sa guitare sempiternellement en bandoulière, fait partie intégrante de son anatomie, depuis qu’il vit avec le blues. Un véritable guitar-hero exceptionnel, un guitar-hero comme l’entendent les anglo-saxons et comme il en existe que très peu dans nos lointaines contrées. Une vie de funambule et de baladin à devenir dingue, à sombrer corps et âme dans la schizophrénie la plus irréversible, à confondre le Pont d’Argenteuil et le Pont du Golden Gate de San Francisco, le site d’Ariane Group des Mureaux avec le Cap Canaveral en Floride, et la dernière bagnole sortie des usines Renault de Flins-sur-Seine avec une Cadillac Eldorado de 1957 sortie des usines de Detroit. Bref, Paul Personne est un authentique musicien de scène, plutôt qu’un requin de studio exclusif, bedonnant et pantouflard, à la Marcel Dugenou, qui n’aura jamais connu les montées d’adrénaline, ni versé une seule goutte de sueur ou de sang, sous les spotlights d’une salle chauffée à blanc. Il est né sur scène et il y mourra (le plus tard possible), comme Molière, avant que le grand rideau de velours rouge ne se referme définitivement. Car la scène, c’est le détecteur de mensonges, le sérum de vérité, sans garde-fous et sans antisèches, là où il n’y a pas de place pour les imposteurs.
Le Vol 1 de Dédicaces démarre avec Le Silence, un titre du groupe Téléphone qui se trouvait sur leur 3ème album intitulé Au Cœur De La Nuit. Paul ayant souvent fait des bœufs endiablés avec Aubert et Bertignac, entre Led Zeppelin et les Rolling Stones. Le second titre est J’suis Mordu, titre de Johnny Hallyday de 1960 qui se trouvait sur le E.P 4 titres Souvenir Souvenir. Une galette achetée par Paul au Monoprix d’Argenteuil. Il s’agit de la reprise d’Elvis Presley, I Got Stung, de 1958. Johnny ou Les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell ayant été les détonateurs rock’n’roll de Paul Personne au début des 60’s. Le moment fort de sa carrière et de cette rencontre du 3ème type entre deux bêtes sauvages, deux loups solitaires égarés dans Paris, étant l’invitation lancée par Johnny à Paul, pour venir jouer sur deux titres lors de ses concerts anniversaires au Parc des Princes pour ses 50 ans. Le troisième titre est la reprise de Société Anonyme d’Eddy Mitchell, sans ses chaussettes, un titre qui se trouvait sur l’album Seul de 1966. A noter, qu’entre autres sublimes collaborations, Paul jouera sur le titre Y’a Pas De Mal A S’faire Du Bien, sur l’album Rio Grande d’Eddy en 1993. Le quatrième morceau étant Sous Quelle Etoile Suis-je Né, de Michel Polnareff. L’un des titres les plus mélancoliques de Polnareff et l’un des plus casse-gueules à reprendre, dans lequel Paul Personne s’en sort admirablement bien. Une version habitée de Paulo. Arrive ensuite Soul Makossa de Manu Dibango, formidable saxophoniste de world-jazz qui nous a malheureusement quittés en 2020. Un morceau instrumental qui sonne comme Oyé Como Va, de Carlos Santana, à faire danser jusqu’au bout de la nuit dans les bouges de Yaoundé et ceux de Mexico City. A mi-chemin entre la musique psychédélique latino de Santana et le jazz-fusion du Cameroun. Le sixième titre est Ultra Moderne de l’indissociable duo Souchon-Voulzy. Encore une heureuse rencontre à la base improbable entre Alain Souchon et Paul Personne, entre la carpe et le lapin, entre le froid et le chaud, entre le jour et la nuit. Encore un titre mélancolique aux antipodes de J’ai Dix Ans et Tar’ Ta Gueule A La Récré. Paul fidèle en amitié, le septième morceau est donc Les Trucs Que Tu Fais de Benoît Blue Boy, extrait de son deuxième album Original, enregistré aux célèbres studios Vogue de Villetaneuse, avec la présence du regretté Patrick Verbeke, autre dinosaure du blues français, autre guitariste émérite. Cet opus proposait également une version très réussie de Tu Parles Trop, des Chaussettes Noires. Entre Paul et Benoît B.B., c’est une longue histoire d’amitié indéfectible et d’heureuses collaborations artistiques. Sur ce titre, la guitare inspirée de Paul remplace l’harmonica de Benoît. Le dernier titre de ce Vol 1 est Rivière, de Stephan Eicher, avec un superbe texte de Philippe Djian.
Le Vol 2 démarre en trombe avec la reprise de On M’attend Là-Bas de Véronique Sanson. Cette dernière étant incontestablement le pendant féminin de Paul Personne, une véritable légende de la chanson française qui, dans les 70’s, faisait figure de météorite entre pop et rock, avec comme gourou Stephen Stills et avec un vibrato extraordinaire, reconnaissable entre mille. Ce titre, qu’on croirait spécialement écrit pour Paul, se trouvait sur l’album Le Maudit de 1974. Pour l’anecdote, je me souviens d’une version live complètement débridée et carrément époustouflante de ce titre lors d’une émission de TV 5 Monde, avec Véronique à la guitare, entre Louis Bertignac et Paul Personne. Le rock à tous les étages! Le second titre est Terrien, T’es Rien, de Hubert-Félix Thiéfaine, originaire du Jura. Ce titre se trouvait sur l’album de HFT Fragments D’Hébétude de 1993. Le troisième titre est une version instrumentale d’Il Est Mort Le Soleil, de Nicole Grisoni, plus connue sous le sobriquet de Nicoletta, véritable chanteuse de blues et de gospel. Je vais encore faire tousser les puristes, qui m’attendent à l’orée du bois, Kalachnikov à la main et le couteau entre les dents. Ce succès de 1967 de Nicoletta sera même repris par l’immense Ray Charles sous le titre The Sun Died. Le quatrième titre est Bidonville du maître des mots et du swing, Claude Nougaro. Le toulousain qui, toute sa vie, aura allié poésie et rythmes soutenus, entre jazz et musique latine. Je le rappelle à toutes fins utiles, Nougaro chantait Armstrong je ne suis pas noir, je suis blanc de peau… La boucle est bouclée. CQFD. Arrive ensuite Les Crayons de Couleur de 1966, du plus Dylan des français, Hugues Aufray. Ce titre étant le dénominateur commun entre Paul et Aufray. A noter que Gilles Tandy, le punk-rocker de Rouen, en fera une remarquable version sur son album produit par Dominique Laboubée leader des Dogs: La Colère Monte (New-Rose Records) de 1991. Le sixième titre est le poignant Dormir au Chaud de la chanteuse de blues-rock belge originaire de l’Alabama, Beverly Jo Scott. Ce titre qui aurait pu servir d’hymne incontournable et de préface à l’œuvre et aux combats incessants de l’Abbé Pierre, est extrait de l’album Dix Vagues, de 2008, de la somptueuse Beverly Jo Scott. Le septième titre est la reprise de Banlieue Boogie Blues de l’inracontable Jacques Higelin, le rock’n’roll poète par excellence, grand fan de blues et de Charles Trenet. Ce titre se trouvait sur l’album No Man’s Land de 1978 du grand et regretté Jacques Higelin. Un opus dans lequel on pouvait retrouver des titres incontournables comme Pars, Denise (je vais piquer ma crise), ou encore l’éloquent Lettre A La P’tite Amie De L’ennemi Public N° 1. Le huitième titre est Vertige de L’amour, de Alain Bashung, avec un texte fabuleux de Boris Bergman. Ce titre qui sera repris en anglais par Johnny Hallyday en 1984, était sorti en single en 80 et sur l’album Pizza de 81. Ces dédicaces de Paul Personne se terminent par Au Bout De Mes Vingt Ans, de Nino Ferrer (1965). Artiste complexe et écorché vif, il s’agit de l’un des titres les plus sombres et les plus bluesy de Nino Ferrer, à des kilomètres de l’ambiance joyeux lurons, Henri Salvador et compagnie, des Cornichons, Mirza ou du Téléfon…
Pour conclure, je dirais sans sourciller et à qui mieux mieux que ces Dédicaces sont bluffantes, renversantes et impressionnantes! Quelle crédibilité de la part de Paul Personne et quelle aisance dans cet exercice pour le moins très risqué. Il s’approprie les 17 titres en les électrifiant, en les sublimant et en les réinventant à sa sauce, avec brio et avec une classe inouïe. Aucune faute de goût n’est décelée, ni aucun titre superflu ou en deçà pour combler un éventuel vide intersidéral. Aucun moment faible, aucun break réparateur à l’écoute de ces 2 Volumes à perdre haleine, voire la raison. Sa voix arrosée au Southern Comfort et gargarisée au Jim Beam, est magnifique et très convaincante. Quant à ses indémodables solos, d’un autre temps, d’une époque révolue, ils sont plus que jamais aussi tranchants que la feuille d’un boucher, aussi coupants que du cristal de Sèvres. Merci infiniment, Paul, pour ces albums majestueux et stratosphériques et pour ces moments intenses et suspendus. Ces Dédicaces, ça faisait plus de 20 piges qu’on les attendait secrètement, sans oser en parler, et Paul, le facteur X du blues, l’a fait. Comme une sorte de rêve sidéral d’un naïf idéal ou une tentative de survie en milieu hostile. Vérité banale, mais deux albums INDISPENSABLES…!!

Serge SCIBOZ
Paris-Move

PARIS-MOVE, November 24th 2023

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Website de Paul Personne

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