KINGDOM COME – Hands Of Time

Bad Reputation
Hard Rock
KINGDOM COME - Hands Of Time

Parmi la catégorie culte des groupes réputés “maudits” figure une sous-division rare: celle des groupes maudits de leur propre fait. Et parmi ceux-ci, Kingdom Come occupe une place de choix. Expliquons nous: outre le fait que la formation teutonne en question reprenait (d’aucuns prétendirent même qu’elle l’usurpait) le nom de celle de cet allumé d’Arthur Brown (que ce dernier partageait par ailleurs avec un groupe américain, mais ne nous égarons pas), celle dont nous vous entretenons, à l’occasion de cette réédition par Bad Reputation, fut accusée dès ses débuts (en 1987) de ne consister qu’en une sorte de succédané de Led Zeppelin. La faute au timbre disctinctif de son frontman et leader, le chanteur et guitariste Lenny Wolf (qui présentait davantage que de simples similitudes avec celui d’un certain Robert Plant). Cette malédiction les poursuivit trois décennies durant, quoi qu’ils pussent tenter pour s’en affranchir (allant jusqu’à susciter des commentaires acerbes de la part de Gary Moore, Ozzy Osbourne et Jimmy Page même). On ne pourra certes pas prétendre que leur parcours fut un long fleuve tranquille: pas moins de dix-huit musiciens s’y succédèrent (dès leur troisième album que voici, Lenny Wolf n’en était plus que le seul membre originel, à la manière d’un Axl Rose, devenu seul dépositaire légal de la marque de son groupe initial), ce qui ne les empêcha pas d’aligner pour autant une conséquente discographie (quatorze albums à ce jour). Difficile en effet de ne pas reconnaître l’empreinte du Dirigeable sur des plages comme “Both Of Us”, “Should I”, “You’ll Never Know” et la titulaire. Mais d’autres, telles que “I’ve Been Trying”, “Blood On The Land” et “Do I Belong” n’en trahissent pas moins d’autres affiliations (leurs compatriotes de Scorpions en tête, ainsi qu’AC/DC avec “Stay” et “The Wind”, Van Halen sur “Can’t Deny”, voire Tears For Fears sur “Shot Down” et John Cougar Mellencamp pour “You’re Not The Only… I Know”). Pour bien remettre les pendules à leur place, nos amis de Bad Reputation ne fourbissent pas moins de quatre bonus tracks (dont le pertinent “Don’t Need To Justify” qui figurait déjà sur l’édition japonaise de ce disque, ainsi que deux extraits de son prédécesseur, “In Your Face”, et le hit issu de leur première livraison, “Get It On” – no relation with T-Rex, but a lot with “Kashmir” instead: comme le prétendent maints psychiatres, l’aveu est dans le déni!). Férus de hard-rock séminal seconde génération, à table!

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, March 2nd 2026

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