Jimmy Barnes – Hindsight

Provogue
Blues

Savoir que Steve Nimmo avait repris l’un de ses titres était déjà une référence, mais apprendre que Joe Bonamassa avait l’habitude de travailler avec Jimmy Barnes a été l’élément déclencheur de la suite des événements. J’ai d’abord appelé Jimmy en Australie, histoire d’en savoir davantage, et j`ai ensuite dévoré son nouvel opus, le quinzième du nom, qui peut être qualifié de pure lave en fusion. L’occasion de non seulement retourner aux origines du Rock’n’Roll, mais également celle de découvrir bon nombre de musiciens qui viennent joindre leurs compétences à celle d’un James Dixon Swan, lui-même loin d’être manchot dans le domaine. L’artiste, natif d’Ecosse, est fils de boxeur et frangin d’un musicien aussi reconnu en Australie qu’il l’est lui-même, John Swan, car ils ont joué ensemble dans Cold Chisel (14 albums!) puis le Jimmy a ensuite poursuivi sa carrière sous son seul blaze. Compte tenu des préoccupations de l’artiste qui jaillissent dans les paroles de ses compositions, dans la musique qu’il joue et dans sa personnalité, je serai presque tenté de faire un parallèle avec Bruce Springsteen. Mais cette comparaison est néanmoins à manier avec précaution, car chacun de ces deux artistes est d’abord et avant tout lui-même!

Cet album, Hindsight, est l’occasion pour l’artiste de célébrer ses trente années de carrière. La version australienne d’origine comprend deux CD: le premier contient 17 titres de reprises de morceaux de l’artiste qu’il réinterprète et réenregistre en présence d’un bon nombre d’invités, et le second CD se compose de titres qu’il a enregistrés entre 1984 et 2010.
Parlons un peu aussi des invités présents pour les ré-enregistrements de ces classiques: The Living End, trio punk-rock australien, Baby Animals, groupe de Hard Rock du même continent, le chanteur guitariste de country et venu de Brisbane Keith Urban, l’auteur compositeur guitariste producteur artiste Steven Van Zandt, de Boston (Massachussetts), également membre du E-Street Band de Bruce Springsteen, la chanteuse songwriter Mahalia Barnes (fille de Jimmy) + la formation avec laquelle elle joue actuellement, The Soul Mates, Johnny Diesel, musicien australien de Blues, de Rock et de Soul, Tina Arena, chanteuse australienne, Joe Bonamassa, qui ne vient pas de cet endroit de la planète mais est natif de New York, Jonathan Cain, multi instrumentiste membre de The Babys, Journey et Bad English, le guitariste fondateur de Cold Chisel, Ian Moss, le guitariste américain fondateur de Journey, Neal Schon, le groupe rock de Wellington (Nouvelle Zélande) Shihad ou le chanteur de Nouvelle Zélande d’origine Maori, Jon Stevens.

A l’autre bout du monde, ce premier disque ne contient plus 14 mais 17 morceaux, dont un deuxième avec Joe Bonamassa, Too Much Ain’t Enough Love, puis I’m Still On Your Side avec Bernard Fanning, chanteur songwriter et musicien australien leader de Powderfinger entre 1989 et 2010, et The Other Kind avec Troy Cassar-Daley, chanteur australien de country.

Cet album est l’occasion de (ré)écouter et (re)découvrir Jimmy Barnes. Dépêchez-vous d’aller piocher dans vos bacs habituels pour ne pas le louper!

Jimmy Barnes