| Jazz, Soul |
Mother of Pearl, titre du nouvel EP de la chanteuse et compositrice suédoise Ellen Birath est un projet de six titres enregistrés en conditions live, mêlant jazz, folk, soul et chanson contemporaine. Mother of Pearl explore des thèmes très personnels, notamment la maternité, la transformation intérieure et le quotidien familial. Le titre Fire at Me aborde avec humour et sincérité les premiers mois de vie avec un bébé, loin des représentations idéalisées de la parentalité. Musicalement, l’EP est porté par le quartet d’Ellen Birath et s’inspire autant du jazz moderne que de la soul des années 1960. La batterie de David Paycha et les arrangements acoustiques contribuent à un son organique et chaleureux.
Pourquoi le titre Mother of Pearl…? Mother of Pearl signifie nacre, cette très belle substance irisée qui tapisse l’intérieur de certains coquillages, notamment les huîtres perlières, et qui est également à l’origine des perles. Cette image de la nacre correspond à l’esthétique du projet: quelque chose de lumineux, délicat, doux, et formé lentement par les expériences de la vie. L’artiste évoque d’ailleurs un «monde intérieur océanique» et une œuvre façonnée par la transformation personnelle.
Originaire de Suède, Ellen Birath s’est fait connaître sur la scène jazz parisienne. Elle a notamment fondé le groupe The Shadow Cats avant de développer des projets plus personnels comme Little Ellen. Pendant la pandémie, elle crée l’Ellen Birath Quartet, avec lequel elle enregistre Mother of Pearl. On y retrouve David Paycha à la batterie, Bastien Brison au piano et Fender Rhodes, qinsi que Edouard Pennes à la contrebasse. Sans oublier quelques invités: Christelle Raquillet (flûte), Guillaume Latil (violoncelle), Nicolas Blampain (guitare acoustique) et Sébastien Giniaux (guitare électrique). C’est Ellen qui a écrit les paroles, secondée par quelques compositeurs. Entre jazz vocal contemporain, folk intimiste et soul acoustique, Mother of Pearl propose des textes autobiographiques, des arrangements acoustiques élégants, une atmosphère chaleureuse et une approche moderne du jazz accessible à un public large.
Notre seul regret: un EP qui est un peu bref. Mais les occasions de la voir et de l’écouter sur scène à mémoriser, comme le 19 juin à L’Archipel (Salle Bleue, Bld de Strasbourg, à Paris) et le 27 juin au fameux Sunset/ Sunside, rue des Lombards, à Paris.
Dominique Boulay
Paris-Move & Blues Magazine (Fr)
PARIS-MOVE, June 5th 2026
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