| Americana, Folk |
Cela fait une dizaine d’années déjà que l’Américaine Alicia Best (chant, violon, percussions) et le Britannique Robert Jackson (chant, guitares, harmonica, claviers) ont uni leurs destins respectifs, que ce soit à la scène comme à la ville. Pour leur troisième album à ce jour, ils se sont assuré la contribution de pas moins de neuf musiciens et choristes, et ont essaimé son enregistrement entre le studio Alma Vale de Bristol (UK) et celui de Betty’s à Chapel Hill, en Caroline du Nord. Les onze compositions originales qu’ils y proposent sont représentatives de leur répertoire de tournée habituel (bien qu’ils les y interprètent le plus souvent en simple duo acoustique), et la plage titulaire ouvre le ban sur un mode optimiste, avec un délicat bluegrass picking soutenu par des chœurs chaleureux et une section rythmique légère (bien que dansante), tandis que la voix et le violon d’Alicia s’y mêlent aux six cordes et au chant de son compagnon. Nos complices poursuivent avec le non moins positif “Sorrow Brings Me Joy”, qu’ils interprètent à l’unisson dans une veine appalachienne que la guitare slide électrifiée incline quelque peu vers le honky-tonk. Single extrait du lot, “The Prophet” est un fervent réquisitoire contre les ravages du capitalisme aveugle allié à la bigoterie, ainsi qu’un plaidoyer pour une vigilance environnementale partagée entre les citoyens. L’électrique et lancinant “Sweet And The Burn” rappelle les premières tentatives pré-americana de Buffalo Springfield (où rivalisaient déjà Stephen Stills et Neil Young), tandis que le mid-tempo ragtime swing “Always Leaving” évoque le Lovin’ Spoonful de John Sebastian et Zal Yanovsky (ainsi que les antiques Charlatans de Dan Hicks et Mike Wilhelm), et que “Come On Home Molly” en fait autant avec les Everly Brothers les plus agrestes. Avec son harmonica estampillé Charlie McCoy, “Goodbye Muddy Waters” n’a par contre guère à voir avec McKinley Morganfield, mais bien davantage avec le Gram Parsons de “Sweetheart Of The Rodeo” et “Grievous Angel”, et introduit par son violon plaintif, le sensible “Columbine” n’est pas non plus sans se rapprocher de la geste de la grande Gillian Welch avec David Rawlings (de même que “Amaranth” et “Deep Water Fish”). Propulsé par une guitare acoustique et une basse discrète (ainsi que sa flûte aérienne et ses harmonies vocales), le “Leon” conclusif s’apparente pour sa part à America et aux Eagles des tout débuts. Au croisement de ses racines british folk-rock et alt. country respectives, ce duo élargi produit ainsi un album d’une richesse indéniable, et d’une profondeur avérée.
Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co
PARIS-MOVE, April 22nd 2026
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A Different Thread May 2026 Tour Dates :
May 1, 2026@ 19:00 – Chapel Hill, NC
May 2, 2026@ 20:00 – Charlotte, NC
May 3, 2026@ 14:00 – Winston-salem, NC
May 5, 2026@ 14:00 – Flat Rock, NC
May 7, 2026@ 19:00 – Elkin, NC
May 8, 2026@ 20:30 – Asheville, NC
May 9, 2026@ 18:30 – Honea Path, SC
May 12, 2026@ 18:00 – Birmingham, AL
May 13, 2026@ 19:00 – New Orleans, LA
May 14, 2026@ 19:00 – Houston, TX
May 15, 2026@ 18:30 – New Braunfels, TX
May 17, 2026@ 19:30 – Austin, TX