RAMON PIPIN
EN CONCERT
10 SEPTEMBRE 2026 @ LE CAFÉ DE LA DANSE (PARIS)
LIEN BILLETERIE : ICI
“Pendant des décennies j’ai arpenté les scènes. Cassé des médiators, encaissé des larsens…”. Ce sont les paroles de ma chanson “C’est mon dernier concert”. Sait-on jamais…
Le plus récent, en avril cette année, avait une odeur particulière en tout cas, celle de la ferveur et du labeur accompli, un mélange de jasmin et de graisse de vidange, aromatisé à la sueur d’aisselle poilue. Lorsque ce soir-là, le public s’est levé pour chanter avec nous “Nous sommes tous frères ” et “Que c’est bon”, les deux derniers titres, les vannes de mes glandes lacrymales ont lâché et je n’ai pu contenir mon émotion. Je me suis entendu penser : “Il faut le refaire”.
Cette envie de bisser qui m’a pris à la gorge ce jour-là m’habite et dure. C’est pourquoi le 10 septembre, le Ramon Pipin band — encore ! — se représentera à vous. Il y aura bien sûr des surprises et des guests. Mais sachez qu’un tiers du répertoire est renouvelé car je n’aime pas la routine, au grand dam des musiciens qui alors me maudissent car ils auront dû retravailler à la plage. Je souhaite ardemment votre présence, vénéré public. Me revoir en ce lieu avec le Band, pour de multiples raisons, me paraît désormais très menacé. Et traînez aussi ceux que vous aimez qui, d’après les sondages, ne seront pas déçus.
Satisfait ou remboursé ? Sur présentation d’un réquisitoire argumenté, d’une pièce d’identité en cours de validité et d’une carte de mutuelle, nous nous engageons à rembourser les mécontents !” – Ramon Pipin
“Quand le titre m’a sauté à la gueule: “Intérieur queer”, je me suis demandé ce que j’allais pouvoir raconter, vu mon inexpérience en ce domaine. J’avais regardé de nombreux films sur l’identité de genre ou la transexualité, dont “Tomboy” de Céline Sciamma, “Emilia Perez” de Jacques Audiard et le très beau “Girl” du réalisateur belge Lukas Dhont. J’ai alors trituré mon unique cellule grise car il me semblait avoir harponné un sujet qui m’avait toujours interpellé: l’ambiguité.
Après des jours de jachère créative, enfin le déclic ! Et ce fut le première chanson écrite pour mon album “C’est mieux que si c’était pire”. Je me lançais dans cette description du non-binaire, ce sentiment diffus qu’un pourcentage fluctuant de nos personnalités flirte avec l’autre sexe.
La chanson fut enregistrée cet hiver au Studio ICP, faisant la part belle aux synthés vintage et aux guitares électriques, ainsi qu’à mes choristes Inès et Audrey.
Restait à mettre ça en images! Et respectueusement bien sûr. J’ai alors contacté mon ami et collaborateur — 4ème clip avec lui — Jérôme Lefdup, figure historique du Canal Plus de la belle époque, avec son émission “L’œil du cyclone”. M’est venue cette idée des planches en carton de notre jeunesse où l’on découpait personnages et habits pour les vêtir à loisir. A partir de là, Jérôme a bossé pendant 3 semaines non-stop pour créer les animations, auxquelles nous avons souhaité conserver ce côté approximatif et imparfait, un peu artificiel et fantaisiste, où les fringues défilent rapidos et les visages itou”. – Ramon Pipin
Chronique de l’album RAMON PIPIN – C’est Mieux Que Si C’Était Pire – C’est Pire Que Si C’Était Mieux: chronique sur PARIS-MOVE: ICI
Chronique de l’album de RAMON PIPIN’S ODEURS – 1980: No Sex: chronique sur PARIS-MOVE: ICI

