Portrait de Jeffrey Koterba

Jeffrey Koterba

Portrait de Jeffrey Koterba by Thierry Docmac (Bayou Blue Radio – Paris-Move)

C’était en juillet dernier, à Benson, lors des Benson Days. Ilene Martinez sortait de scène, et un homme s’approcha, le regard vif. Ca causait anglais, bien sûr, et moi le petit Frenchy, appareil photo à la main, je faisais des efforts surhumains pour tenter de comprendre de quoi ça parlait, car oui, aux USA, il n’y a pas un accent particulier, mais des accents divers et variés selon les régions, et il faut donc toujours savoir s’adapter, ce qui est assez intéressant, j’avoue.

Mais revenons-en à Jeffrey Koterba. Ilene va papoter avec d’autres personnes et je me retrouve donc à papoter avec mes deux mots et demie d’anglais avec Jeffrey. On parle musique, bien sûr, et il me dit: “Si tu veux, je passe chez moi vite fait, je serai de retour dans dix minutes et je te donnerai mon CD”, et il s’éclipse. Entre temps je récupère sur scène le Neumann de Ilene et effectivement, dix minutes plus tard, Jeffrey Koterba, avec un large sourire et son élégance légendaire, me rapporte le CD “Fires Below” dont j’ai déjà dit ici et là tout le bien que je pense de ce CD qui d’ailleurs tourne sur Bayou Blue Radio dans la playlist générale, playlist dont chacun sait à quel point il est difficile d’entrer.

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Tellement il y a de sources d’inspiration dans leur musique, je les classerai en “Folk progressive”. Mais ceci dit, peu importe la classification et écoutez le jeux de mandoline de Jeffrey, c’est juste à “tomber raide”. Et c’est également un excellent chanteur!

Mais Jeffrey est également un auteur inspiré, un journaliste, un conférencier et un merveilleux dessinateur de presse.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que tout ce que touche Jeffrey Koterba devient de l’art, un besoin de rendre les choses belles, un regard porté sur la société, ses joies et ses dérives, avec un humour particulièrement bien aiguisé. Autant de points que nous avons en commun, même si je ne suis pas un “manuel”, et c’est sans doute ce qui me permet d’apprécier pleinement les talents de cet artiste.

Pour Jeffrey, les crayons, la feuille, la peinture, sont la base de ses créations de dessinateur. Depuis plusieurs années, l’idée d’un magazine en ligne mêlant culture Européenne et Américaine me traverse la tête, reste à trouver un modèle économique, mais à l’évidence, Jeffrey Koterba serait pour moi un allié de taille, car tout comme moi, il s’intéresse à ce qui se passe ailleurs. Il avait des amis dans l’ancienne équipe de Charlie Hebdo par exemple, il apprend le français à l’alliance française de Omaha, et lui comme moi avons très certainement une vision du monde, d’un angle et d’un point de vue très différent des idées reçues.

Mais revenons à son art… Jeffrey Koterba garde un âme d’enfant qui se retrouve dans tous ses dessins, et c’est sans doute ce qui touche principalement le lecteur, happé par le dessin qui parle à notre imaginaire collectif, le message arrivant en second plan.

Jeffrey, dans ses dessins, apporte cette douceur et cette lucidité qui a disparue dans ce qui reste des dessins de presse en France ayant existé jusqu’aux années 70. Pour autant, dans une version moderne et bien implanté dans son temps, chacun de ses dessins peut être considéré comme une œuvre d’art, qui mérite bien plus qu’une vision fugitive dans les pages d’un journal.

Les vrais artistes sont des gens rares et précieux, et Jeffrey Koterba est de ceux-là, des personnes que nous sommes fiers de connaître et dont nous respectons l’ensemble des talents.

Thierry Docmac
Bayou Blue Radio – Paris-Move

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