Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX (FR review)

ACT Music Group – Street date : Agust 28, 2026
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Nils Landgren - Nils Landgren 70 - Jazz at Berlin Philharmonic XIX (Live)

Résumé: Nils Landgren célèbre son 70e anniversaire avec Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX, un remarquable album de jazz orchestral enregistré à la Philharmonie de Berlin. À travers des hommages à Joe Sample, des collaborations avec China Moses, Michael Wollny et Magnus Lindgren, cette parution révèle l’univers singulier du tromboniste suédois, où se mêlent jazz, soul, funk et influences classiques. Une célébration vibrante de l’un des plus grands artistes du jazz européen.

Nils Landgren à 70 ans: le trombone rouge qui a construit un pont entre les mondes du jazz

Les lumières de la Philharmonie de Berlin se sont lentement éteintes, laissant pendant quelques instants l’une des salles de concert les plus prestigieuses d’Europe face au silence. Puis les premières notes de l’orchestre ont surgi, avec cette tension particulière des grands moments, avant d’ouvrir un voyage musical où se rencontreraient la tradition classique, la liberté du jazz, l’âme de la musique américaine et plusieurs décennies de recherche artistique.

Ce soir de février 2026, Nils Landgren ne célébrait pas seulement un anniversaire. Il célébrait un parcours.

Depuis plus de quarante ans, le musicien suédois est devenu l’une des figures les plus reconnaissables du jazz européen. Rarement un artiste aura réussi à franchir avec autant de naturel les frontières entre jazz sophistiqué, funk communicatif, chant soul et grandes ambitions orchestrales. Surnommé partout dans le monde « Mr. Red Horn », en raison de son célèbre trombone rouge, Landgren est aujourd’hui bien plus qu’un instrumentiste. Il est compositeur, chanteur, producteur, collaborateur infatigable et l’un des plus fervents ambassadeurs du jazz sur la scène internationale.

Avec plus de soixante albums enregistrés sous son propre nom et une multitude de collaborations avec des artistes venus d’univers différents, il a construit une carrière fondée non pas sur les limites musicales, mais sur la curiosité et le dialogue. Il lui est arrivé de donner plus de deux cents concerts par an, conservant une énergie et une créativité rares qui ont fait de lui l’un des musiciens les plus influents du jazz européen contemporain.

Pour célébrer un tel anniversaire, il n’existait finalement qu’un seul endroit possible: la scène. L’événement a eu lieu le 15 février 2026, Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX devait conduire ce nouveau projet dans plusieurs des salles les plus prestigieuses du continent. Parmi les nombreux hommages rendus pour ses 70 ans, l’un d’eux occupait une place particulière… Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX.

Siggi Loch, fondateur du label ACT, ami de longue date et soutien essentiel de Landgren tout au long de sa carrière, lui a offert un cadeau à la hauteur de leur histoire commune : un concert imaginé dans le cadre de sa célèbre série « Jazz at Berlin Philharmonic », dans la grande salle de la Philharmonie de Berlin.

Un lieu parfaitement choisi pour un artiste dont toute la trajectoire repose sur l’idée de rapprocher des langages musicaux différents. La soirée avait été pensée comme une célébration de la famille artistique de Landgren. Dans la première partie du concert, plusieurs musiciens du label ACT sont venus rendre hommage à «Mr. Red Horn», saluant un artiste dont l’influence dépasse largement ses propres enregistrements. Les interprétations reflétaient la philosophie d’un musicien qui n’a jamais considéré le jazz comme une tradition figée, mais comme une conversation vivante entre les générations.

Après l’entracte, l’atmosphère a changé. Lorsque Nils Landgren est revenu sur scène, il a été accueilli par une longue ovation. Le spectacle s’est alors concentré sur l’une des relations musicales les plus profondes de sa vie: son admiration et son amitié pour Joe Sample.

Le pianiste, compositeur et membre fondateur du groupe The Crusaders représentait nombre des valeurs qui ont guidé le parcours artistique de Landgren. Joe Sample savait associer raffinement et émotion, maîtrise technique et accessibilité, jazz et vocabulaire intemporel de la soul, du rhythm and blues et de la musique populaire.

Pour Landgren, il n’était pas seulement une source d’inspiration. Il était un compagnon musical dont l’influence a continué de traverser son propre travail. Le programme hommage n’était donc pas une simple succession de morceaux. Il ressemblait davantage à une conversation entre deux artistes séparés par la géographie mais réunis par une même conviction: la musique doit d’abord toucher le cœur avant de parvenir à l’esprit.

Pour cette performance exceptionnelle, Landgren était entouré d’un ensemble remarquable. À ses côtés figuraient le pianiste Michael Wollny, le contrebassiste Lars Danielsson, le batteur Wolfgang Haffner, la chanteuse China Moses ainsi que plusieurs membres de la section de cuivres de la Philharmonie de Berlin. Les arrangements étaient signés Magnus Lindgren, musicien, compositeur et arrangeur suédois récompensé par un Grammy, dont le travail est devenu l’un des éléments majeurs du projet.

Le rôle de Magnus Lindgren a donné au concert son identité particulière. Il ne s’agissait pas simplement d’ajouter un orchestre à une formation de jazz. Son ambition était de créer un véritable dialogue musical. Les couleurs classiques, l’improvisation jazz et les traditions de la soul se répondaient naturellement, chaque élément trouvant son espace. L’orchestre n’était pas un simple décor. Il devenait une voix supplémentaire dans cette histoire. Le résultat fut une soirée où les frontières musicales semblaient disparaître.

Les premières minutes de l’album traduisent parfaitement cette sensation. Une longue introduction orchestrale s’installe progressivement, créant une atmosphère presque cinématographique avant que la musique ne glisse vers le jazz. Le public, immédiatement happé par cette montée en puissance, entend alors Landgren entrer avec Soul Shadows, une interprétation profondément émotionnelle qui révèle l’artiste derrière l’instrument.

Car le trombone rouge n’a jamais raconté toute l’histoire. Derrière cette sonorité immédiatement identifiable se trouve un musicien complet, dont la voix, le phrasé et la compréhension émotionnelle se sont affinés au fil des décennies. Landgren ne joue pas simplement des notes. Il raconte des histoires.

À 70 ans, il possède toujours cette capacité rare à transformer un concert en moment intime, même dans l’une des plus grandes salles d’Europe. C’est peut-être là que réside le secret de sa longévité exceptionnelle : cette faculté à faire de chaque représentation un échange personnel.

Dans les notes qui accompagnent Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX, Landgren raconte que ce projet semblait presque écrit à l’avance. L’invitation de Siggi Loch est arrivée en 2025, lorsque le fondateur du label ACT lui a proposé de participer à la série « Jazz at Berlin Philharmonic » à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire.

Pour Landgren, la réponse ne pouvait être qu’immédiate. «C’est une invitation que l’on ne peut pas refuser», explique-t-il avec cet humour discret qui le caractérise. Il ajoute qu’il ne lui a fallu que quelques secondes pour accepter le défi. Derrière cette remarque légère se cachait pourtant une conscience plus profonde de ce que représentait ce concert: une occasion rare de réunir certaines des forces musicales les plus importantes de sa vie.

L’idée avait quelque chose d’exceptionnel. Des musiciens de jazz parmi les plus remarquables de leur génération, réunis aux côtés des cuivres de la Philharmonie de Berlin, le tout porté par les arrangements raffinés de Magnus Lindgren: la rencontre incarnait exactement ce que Landgren explore depuis toujours, cette capacité à faire dialoguer des univers que l’on imagine parfois éloignés.

«J’ai aimé l’idée de réunir de grands musiciens de jazz avec l’exceptionnelle section de cuivres de la Philharmonie de Berlin, grâce aux arrangements de Magnus Lindgren», écrit-il. Cette vision correspond profondément à son identité artistique. Tout au long de sa carrière, Landgren a refusé de placer les genres musicaux dans des catégories étanches. Pour lui, le jazz, la soul, le funk ou la musique classique ne sont pas des territoires opposés. Ce sont différentes formes d’un même besoin humain : communiquer.

Pour compléter cette formation, il a invité la chanteuse China Moses, dont la voix puissante et la profondeur émotionnelle apportent une dimension supplémentaire au projet. Fille de la légendaire chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater, elle entretient un lien direct avec l’histoire de la musique américaine tout en affirmant une personnalité singulière. Heureusement pour Landgren, elle a accepté cette proposition avec enthousiasme.

Avec Siggi Loch, le tromboniste suédois a ensuite commencé à choisir le répertoire. Très rapidement, une direction s’est imposée : les morceaux devaient être liés à une histoire personnelle. Ils ont choisi des compositions associées à Joe Sample, non seulement parce qu’elles représentent une page importante de l’histoire du jazz, mais surtout parce qu’elles font partie des musiques qu’ils aiment réellement. Cette nuance est essentielle.

Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX ne ressemble pas à un hommage réalisé par devoir ou par respect institutionnel. L’album donne plutôt l’impression d’une réunion d’amis réunis autour de morceaux qui ont accompagné leur existence.

Le travail de Magnus Lindgren a transformé ces compositions familières en quelque chose de nouveau. Son approche évite le piège consistant à simplement agrandir les arrangements originaux. Au contraire, il crée des espaces où l’orchestre et les musiciens de jazz peuvent véritablement dialoguer.

Il en résulte un paysage sonore où les cordes peuvent installer un moment de réflexion, où les cuivres peuvent soudain libérer une énergie considérable, et où le trombone de Landgren reste au centre, à la fois comme une voix et comme un narrateur.

L’émotion qui traverse le concert naît de cet équilibre entre précision et spontanéité. Chaque détail semble pensé avec soin, mais rien ne paraît artificiel. Les musiciens évoluent avec une maîtrise impressionnante, tout en conservant cette fragilité humaine qui donne au jazz sa profondeur.

Cette qualité a toujours défini le travail de Landgren. Peu de musiciens européens ont adopté le langage de la soul américaine, du funk et du rhythm and blues avec une telle évidence. Avec son groupe Funk Unit, il a démontré une compréhension profonde du groove, du rythme et de la force émotionnelle de la musique populaire américaine. Son rapport au funk n’est pas une imitation. Il vient d’un respect sincère et d’une vie entière passée à écouter, apprendre et absorber.

Mais son œuvre révèle aussi une autre facette de sa personnalité. De nombreux projets témoignent d’une sensibilité profondément européenne, influencée par les traditions nordiques, les références classiques et un goût prononcé pour l’architecture musicale.

Landgren a toujours évolué entre ces différents univers, sans jamais appartenir totalement à un seul. C’est peut-être cette position particulière qui explique pourquoi sa musique a autant voyagé.

Sa relation avec la soul américaine apparaît également dans son chant. Par moments, son phrasé rappelle celui des grands interprètes de la soul classique, avec cette capacité à transmettre une émotion immédiate qui peut évoquer certains artistes comme Otis Redding. Il ne s’agit pas d’une comparaison de carrière ou de style, mais plutôt d’une reconnaissance d’une même qualité : cette faculté à exprimer un sentiment par le timbre, le rythme et la sincérité.

Sa voix, comme son trombone, porte les traces du temps. Ceux qui ont travaillé avec lui décrivent souvent les mêmes qualités que celles ressenties par le public lors de ses concerts : générosité, curiosité et capacité exceptionnelle à créer des liens. Landgren a construit sa réputation non pas en se plaçant au-dessus de son audience, mais en invitant les spectateurs à entrer dans son univers musical.

Cette philosophie est au cœur de Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX. Les applaudissements qui suivent chaque morceau ne récompensent pas uniquement la virtuosité des musiciens. Ils répondent à l’émotion créée sur scène. Le public n’écoute pas seulement de nouveaux arrangements de grandes compositions. Il assiste à une célébration de l’amitié, de la mémoire et de la force durable de la musique.

Lorsque les dernières notes du concert disparaissent dans la salle de la Philharmonie de Berlin, il reste le sentiment d’avoir assisté à un moment difficilement reproductible. Un lieu mythique. Des musiciens d’exception. Un hommage à un ami et une source d’inspiration. Et un artiste qui célèbre soixante-dix années de musique tout en regardant encore vers l’avenir.

Pour ceux qui suivent depuis longtemps la remarquable trajectoire de Nils Landgren, Love of My Life représente bien davantage qu’une nouvelle sortie discographique. L’album apparaît comme un document majeur, un instant où plusieurs décennies de recherche artistique se retrouvent réunies dans une même performance.

Il rassemble tous les éléments qui ont façonné l’identité musicale du tromboniste suédois : l’élégance du jazz, la puissance émotionnelle de la soul, l’énergie du funk et l’ampleur de la musique orchestrale. C’est le portrait d’un artiste qui n’a jamais cessé de chercher, d’expérimenter et de remettre en question ses propres frontières, sans jamais perdre de vue l’essentiel : la musique existe avant tout pour créer un lien entre les êtres.

Entendre le trombone immédiatement reconnaissable de Landgren dialoguer avec un orchestre complet révèle une autre dimension de son talent. L’instrument qui l’a rendu célèbre devient ici une voix parmi d’autres, parfois au premier plan, parfois en réponse aux autres musiciens, mais toujours marqué par cette signature personnelle qui ne ressemble à aucune autre.

La réussite du projet tient précisément à son équilibre. Rien ne paraît excessif. L’orchestre ne prend jamais le dessus sur l’intimité des interprétations. Les musiciens de jazz ne cherchent pas à rivaliser avec les couleurs classiques. Chaque voix trouve naturellement sa place. Cet équilibre constitue l’une des grandes réussites de l’album.

La réaction du public tout au long du concert en dit beaucoup. Après chaque morceau, les applaudissements ne saluent pas seulement la qualité technique des interprètes. Ils témoignent aussi de la sincérité qui traverse la musique. Dans la salle, il y a de la joie, mais également une forme de gratitude. Les spectateurs comprennent qu’ils assistent à quelque chose de rare : un artiste capable de regarder son passé avec reconnaissance tout en restant pleinement inscrit dans le présent.

La carrière de Landgren a toujours été définie par cette capacité à rapprocher des univers qui semblaient éloignés. Avec son Funk Unit, il a souvent été présenté comme l’un des musiciens européens les plus proches, dans l’esprit, des traditions américaines du funk, de la soul et du groove. La comparaison est compréhensible. Son approche porte cette énergie rythmique, cette chaleur et cet optimisme associés à la musique américaine, tout en conservant une sensibilité profondément scandinave.

Mais sa plus grande force réside peut-être justement dans cette position particulière : il n’appartient entièrement à aucun monde, tout en appartenant pleinement aux deux. Il absorbe les influences sans jamais perdre son identité.

Ses autres projets révèlent une sensibilité plus européenne, marquée par l’attention portée aux détails, aux atmosphères et à la construction musicale. Qu’il interprète un jazz intimiste, une œuvre orchestrale ambitieuse ou une relecture de grands classiques de la soul, il conserve les mêmes qualités: ouverture, élégance et honnêteté émotionnelle. C’est cette combinaison qui a fait de lui l’un des musiciens les plus respectés de sa génération.

Pour les auditeurs américains qui n’auront peut-être jamais l’occasion d’assister à l’un de ses concerts européens, Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX offre une possibilité précieuse: découvrir l’atmosphère d’une de ses performances les plus importantes. L’album capture non seulement la musique elle-même, mais aussi tout ce qui l’entoure : l’amitié entre les artistes, l’admiration portée à Joe Sample et la célébration d’une carrière construite entre plusieurs continents.

Il rappelle également que le jazz contemporain ne se définit plus par la géographie. Le dialogue entre l’Europe et l’Amérique a toujours été au cœur de l’histoire du jazz, et des artistes comme Landgren poursuivent aujourd’hui cette conversation avec de nouvelles formes et de nouvelles sensibilités.

Au fil des années, il a collaboré avec une impressionnante diversité de musiciens : innovateurs du jazz, chanteurs, compositeurs et instrumentistes venus du monde entier. Pourtant, malgré cette longue liste de rencontres prestigieuses, sa propre voix n’a jamais disparu.

Le trombone rouge reste immédiatement identifiable. Le son est sans équivoque le sien. Mais derrière ce son se trouve un musicien dont la plus grande réussite n’est peut-être pas la virtuosité technique, mais cette capacité rare à réunir les personnes.

Un artiste de cette importance méritait une célébration à la hauteur de son parcours. Siggi Loch, à travers le label ACT et la série «Jazz at Berlin Philharmonic», a parfaitement compris ce que ce moment exigeait.

Il n’a pas seulement organisé un concert. Il a imaginé un hommage qui reflète l’homme lui-même. Un musicien qui a consacré sa vie à rapprocher les traditions, inspirer ses collègues et partager la joie de la musique avec des publics du monde entier a reçu le cadeau le plus juste: une scène entourée d’amis, une salle remplie d’auditeurs et une déclaration musicale qui résume tout ce qu’il représente.

Après 70 ans de musique, Nils Landgren reste fidèle à ce qu’il a toujours été: un artiste davantage guidé par la recherche du lien que par la quête de la perfection. Le trombone rouge est devenu son symbole. Mais son véritable instrument a toujours été sa capacité à rapprocher les êtres humains.

Nils Landgren 70 – Jazz at Berlin Philharmonic XIX n’est pas la conclusion d’un parcours. C’est un nouveau chapitre d’une histoire qui continue de s’écrire.

Thierry De Clemensat
Member at Jazz Journalists Association
USA correspondent for Paris-Move and ABS magazine
Editor in chief – Bayou Blue Radio, Bayou Blue News

PARIS-MOVE, July 21st, 2026

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Musicians :
Nils Landgren: vocals, trombone
Michael Wollny: piano
Lars Danielsson: double bass and cello
Wolfgang Haffner: drums
China Moses: vocals (3-7)
Magnus Lindgren: direction, arrangements, tenor saxophone & flute
Members of the Berliner Philharmoniker

Tracklisting :
01 Soul Shadows 09:12
02 Keep That Same Old Feeling 07:05
03 One Day I’ll Fly Away 06:43
04 Don’t Take Your Love To Hollywood 13:03
05 Street Life 11:00
06 Same Old Story 08:27
07 Ain’t Nobody 11:37
08 Good Night Berlin 04:33

Music by Joe Sample, lyrics by Will Jennings, except 07 and 08 by Nils Landgren
Recorded live on 05 May 2026 at the Berliner Philharmonie
Live sound by Jan Ugand
Recorded, mixed and mastered by Klaus Scheuermann
Curated and produced by Siggi Loch
Cover photo by Steven Haberland, design by Siggi Loch
Photos by Steven Haberland (back cover), Stefan Rabold (booklet)