VOODOO RAMBLE – Made In The UK (Live)

CD Baby
Rockin' blues
VOODOO RAMBLE - Made In The UK

Nous vous avons déjà présenté cette formation Croate de blues-rock, à l’occasion des parutions respectives de leurs troisième et quatrième albums (chroniqués ICI et ICI). Toujours menés par le guitariste, chanteur et compositeur Boris Dugi-Novacki (alias Zamba), et cornaqués par le rock & blues mogul Pete Feenstra (activiste anglais depuis quatre bonnes décennies, que ce soit en tant que tourneur d’artistes et promoteur de concerts, mais aussi journaliste et animateur radio, auquel l’on doit notamment, outre Marcus Malone, d’avoir permis au public européen de découvrir sur disques comme sur les planches des artistes tels que Mick Pini, Black Pearl ou encore Zed Mitchell), c’est depuis le Royaume-Uni qu’ils nous adressent cette fois leur cinquième effort. Capté dans la bonne cité de Weston Super-Mare (Somerset) à l’occasion d’une récente tournée en Albion (et apparemment dans le cadre d’un programme pédagogique du collège local), il présente onze titres originaux (dont quatre co-signés par Zamba et Feenstra). Le “Baby I’ve Been Loving You” d’ouverture rappelle à bon entendeur les références seventies du groupe, que confirme “Midnight Ride” (déjà présent sur leur “Heart Of The City” de l’an dernier avec son duo de guitares façon Wishbone Ash, de même que ce “Cold Hearted Woman” rappelant le Chicken Shack de Stan Webb). Voodoo Ramble a pour coutume d’accueillir en guests des musiciens locaux, et ce sont les Britanniques Iain Ecclestone (guitare) et Josh Armittage (batterie) qui s’y collent en l’occurrence (de même que les choristes Hannah Bartlett et Felicity Dickson Boardman). Les références au British Blues Boom abondent, ainsi qu’en attestent l’instrumental “Good Mood” (réminiscent de Ten Years After comme de Freddie King) et le heavy mid-tempo “Home”, de même que les funky “Street Livin'” et “Too Bad For Heaven, Too Good For Hell” (davantage orientés Free) et ce “Bye, Bye Baby” rappelant Savoy Brown, mais ceux-ci s’assortissent également d’influences sudistes US telles que ces “Little Blues Queen”, “Midnight Train” et “The Smell Of Money” (ce dernier issu de leur “Home Again” d’il y a trois ans), au parfum Lynyrd Skynyrd assumé. Une bonne part de ces plages furent manifestement captées live devant un auditoire restreint, mais leur mix ne dépare en rien avec l’ensemble de ce nouvel album, toujours à même de séduire et satisfaire l’amateur insatiable de rockin’ blues urbain.

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, July 15th, 2026

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