FALVINO – Someone Else

Ah! Des Prods
Blues-Rock, Funk
FALVINO - Someone Else

Ses vingt-huit bougies à peine soufflées, le guitariste, chanteur et compositeur lillois Rémi Falvo propose déjà sa troisième production (les deux précédentes dûment chroniquées en leur temps ICI et ICI). Toujours flanqué de ses fidèles comparses (le batteur Léo Reghem et le bassiste Ty D’Oignon), il évolue désormais donc en power trio, dont la formule a déjà séduit plusieurs grandes scènes métropolitaines (depuis le Grand Mix à Tourcoing jusqu’au Splendid de Lille, en passant par le Black Lab à Wasquehal), sur les planches desquelles ils ont récemment ouvert pour des artistes aussi reconnus que Lee Fields, Fantastic Negrito ou High Fade. C’est avec un plein long player dix titres que nos mousquetaires nous reviennent à présent, ouvrant le ban avec l’hyper-funky “I Gotta Move”, toujours sous influence Hendrix (circa-Band Of Gypsies), early-Santana et Doobie Brothers. Avec ses chœurs élaborés et ses guitares alertes, l’ensoleillé “Call Me By My Name” déplace ensuite le jeu vers la côte Ouest américaine au cœur des seventies, dans l’esprit des Eagles de “Tequila Sunrise”, tandis que le revendicatif “Values” semble davantage réminiscent d’antiques bands tels que Love et Spirit. Le funk reste à l’honneur avec “I Feel Alright”, “So Far Away” et “Sit Down” (que n’auraient sans doute renié ni les Red Hot Chilli Peppers, ni les Spin Doctors), où chaque musicien démontre avec brio l’ampleur de ses talents. La marque du Voodoo Chile transpire encore sur la bondissante plage titulaire, dont l’énergie et la chutzpah emportent tout sur leur passage, mais le groupe sait également s’affranchir en partie de ces références, quand il convoque des cuivres agiles pour introduire et soutenir le mélancolique “I Want Nothing”, ou comme le Cyrano de Jean Rostand, en concluant par un “à la fin de l’envoi, je touche” avec le confiant “One Day”. On ne peut qu’être impressionné par les progrès accomplis par cette jeune formation, dont le développement rapide laisse augurer un destin national et à l’export, pour peu qu’un management ad hoc sache à présent les y propulser.

Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co

PARIS-MOVE, March 27th 2026

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