| Rock |
Ayant débuté par le patinage artistique dès son cinquième anniversaire, la chanteuse Darby Mills naquit en 1959 à Vernon, en Colombie-Britannique. Ses études achevées, elle se piqua de parcourir l’Ouest canadien à la recherche d’opportunités musicales, se produisant sporadiquement au sein de formations jazz, blues et rock, avant de rejoindre les Headpins, groupe d’envergure nationale avec lequel elle enregistra trois albums de 1982 à 1985, puis d’entamer un début de carrière solo dès 1991 (tout en continuant à se produire en leur sein jusqu’en 2016). C’est son premier effort en solitaire (initialement intitulé “Never Look Back“) que Bad Reputation réédite à présent, flanqué de l’album “Live” capté en 2018 au sein de son Darby Mills Project. Rebaptisé “Flying Solo“, ce premier volet s’ouvre sur sa plage titulaire d’origine, s’affirmant effectivement comme une déclaration d’émancipation. À la tête d’un quarteron de ruffians manifestement aguerris, Darby y confirme le tempérament d’une vocaliste à l’ample tessiture, capable de se hisser jusqu’aux aigus les plus risqués. Ouvertement orientée AOR radios, la production y faisait la place belle à des guitares tour à tour tonitruantes et carillonnantes (s’appuyant parfois sur des beats synthétiques, cf. “Monkey”), de même qu’à ces claviers numériques quelque peu invasifs qui firent florès au tournant des eighties et nineties. “Cry To Me”, “Give It All Up”, “Want It”, “Don’t Stop Keepin’ On” et “Run” s’inscrivent ainsi dans le prolongement formaté des Cindy Lauper, Kim Carnes et Pat Benatar de la décennie précédente, tandis que de puissants rockers tels que “Hot Water” et les très AC/DC “Bad Bad Boy” et “Turn It Loud” témoignent davantage de la présence scénique de la panthère (surnommée alors dans son fief “The Queen Of Scream”). L’irrésistible rock ballad chorale “Someone Turn The Light On” ne va pas non plus sans évoquer l’Aerosmith de “Living On The Edge”, mais l’empreinte de ce premier essai persista le reste de sa carrière durant, puisque l’on n’en retrouve pas moins de sept extraits sur le “Live” que propose conjointement Bad Reputation (capté 27 ans plus tard). Affranchie des oripeaux les plus saillants de la fin du millénaire échu, Darby Mills y livre une performance incendiaire, et de “Feel It (Feel My Body)” au “Hair Of The Dog” de Nazareth (en passant par “Brother Louie” de Stories et d’autres reprises bien senties des “Piece Of My Heart, “Natural Woman” et “I Got The Music In Me”, dont les sisters Janis J., Aretha F. et Kiki D. tirèrent ce que l’on sait), elle atteste brillamment de la permanence de son talent. Si vous goûtez les chanteuses à coffre (et à feeling), voici votre chance de découvrir (si ce n’est déjà fait) l’une des inspiratrices des Beth Hart et consœurs qui tiennent de nos jours le haut du pavé.
Patrick DALLONGEVILLE
Paris-Move, Illico & BluesBoarder, Blues & Co
PARIS-MOVE, March 12th 2026
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A commander sur le site de Bad Reputation
Tracklisting complet:
CD1: Flying Solo
Never Look Back
Cry to me
Give It All Up
Hot Water
Monkey Run Bad Bad Boy
Someone Turn The Light On
(Don’t Stop) Keepin’ On
House On Pooh Corner
CD2: Live
Want It
Run
Feel My Body
Hot Water
Brother Louie
Cry To Me
Piece Of My Heart
Monkey
I Got The Music In Me
Natural Woman
Just One More time
Don’ Make you Feel Like Dancin’
Dancing
Bad Bad Boy
T u r n It L o u d
Don’t Stop
Hair Of The Dog