Psycroptic – Psycroptic

Prosthetic / Sony
Rock

Le corollaire de l’hyper-virtuosité spectaculaire de Psycroptic est-il l’absence d’émotion? Dave Haley, batteur Pearl / Zildjian taquinant les 250 bpm aux pieds, fait fi des étiquettes «aussie tech Death» (Nuclear Blast) / «tasmanian Death Metal» (Prosthetic) et parle plus volontiers de Thrash avec blastbeats, ce qui répond à la question par la négative. Le sixième album homonyme du meilleur export australien du moment est de ceux à emporter sur une île déserte (rires). L’examen d’Echoes To Come, premier single disponible sur toutes les plateformes digitales depuis le 4 novembre et déjà joué en live, appelle de notre part les observations suivantes. Les prouesses individuelles et collectives sont celles de rythmiciens et de solistes en pleine possession de leurs moyens depuis 15 ans (six-cordistes en herbe, fuyez la transcription de A Calculated Effort par Joe Haley – le frère – comme la peste). Les fans historiques biberonnés à The Scepter Of The Ancient (2003), eux, n’auront pas manqué de noter l’ouverture à l’atmosphérique avec l’apport de vocaux clairs et de claviers / samples. Une partie des royalties levées par ce titre sera reversée à une association luttant contre l’extinction du diable de Tasmanie, marsupial dont on a un temps comparé le growl de sa version Looney Tunes à celui du chanteur Jason Peppiatt! Mise en orbite du disque: 9 mars, avec un visuel moins underground qu’à l’accoutumée.

Jean-Christophe Baugé
Metal Obs’ / Blues Magazine / Paris-Move
Psycroptic