Glenn HUGHES à l’Elysée Montmartre le 06.11.2018

Glenn Hughes à l’Elysée Montmartre le 06 novembre 2018.
Reportage: Jacky Moutaillier pour PARIS-MOVE
Photos: © Jacky Moutaillier

Pour les parisiens et tous les fans du “Pourpre Profond” de toute l’hexagone, le 6 novembre est une date importante, car Glenn HUGHES fait escale à Paris à l’Elysée Montmartre pour y interpréter des classiques de DEEP PURPLE.

Oui, c’est bien une énorme tête d’affiche qui nous est proposée ce 6 novembre à l’Elysée Montmartre avec le bassiste/ chanteur Glenn Hughes, celui-là même qui fut surnommé “The Voice of Rock” et qui reste dans la mémoire des rockeurs comme l’un des indétronables membres du mythique Deep Purple sur les albums “Burn”, “Stormbringer” et “Come Taste The Band”. Les titres du “Pourpre Profond” seront d’ailleurs à l’honneur lors de ce concert que Glenn Hughes a tout simplement intitulé “Glenn Hughes performs Deep Purple”.

PARIS-MOVE était déjà allé cette année à la rencontre de Glenn Hughes, puisque Glenn et ses musiciens avaient fait un passage très remarqué au septième ROCK’ N Festival à Chauny, le 7 avril 2018.

Vous pouvez d’ailleurs relire le report proposé ICI sur PARIS-MOVE de cette mémorable édition 2017 et revoir les superbes photos de Glenn & Co signées © Jacky Moutaillier pour PARIS-MOVE.

Ce soir, c’est à Lex Koritni d’ouvrir cette soirée en concert acoustique, en formule trio. Un trio bien sympathique… mais au bout de 20 minutes le chanteur commence à me gaver. Sa voix a quelque chose qui ne colle pas avec la musique que propose le trio et cela en devient presque insupportable. Est-ce peut être pour cela que la salle a du mal à se remplir…? Nous verrons…

Doucement le public arrive… et l’Elysée est à moitié plein quand Glenn Hughes monte sur scène, visiblement heureux de jouer à Paris. Ovation des fans de Glenn et du Deep Purple (vu les T-shirts portés par les fans du groupe). Vêtu comme un vétéran hippie, Glenn salue le public. N’est pas “The Voice of Rock” qui veut!

Le show démarre à fond, sur un des titres phares du Deep Purple des années Glenn Hughes, avec “Stormbringer”.

En personnage devenu mythique des 70’s, Gell Hughes sait faire le show et donner de sa personne. Le bonhomme est toujours aussi charismatique et un sujet idéal pour les photographes. A preuve ces quelques photos que je vous propose maintenant:

Le son est très bon mais les musiciens semblent un peu perdus sur cette grande scène de l’Elysée Montmartre: le batteur a été remisé au fond, sous un éclairage crépusculaire, le guitariste semble cloué au sol derrière son micro et l’organiste derrière ses claviers est aussi mal éclairé que le batteur, comme si les meilleurs éclairages devaient être uniquement pour le Boss. Dommage…

Glenn est le boss, indiscutablement, et il fait le show, avec en prime son look très seventies: la totale! Avec fringues cintrées, chemise à fleurs, lunettes roses.

Les titres se succèdent, sans temps de pause, et Glenn nous offre finalement deux heures de show, assumant la fatigue qui le marque après deux heures de musique et de prestations scéniques assez dingues et que de bondissants vétérans comme le Jag des Stones ne renieraient pas.

En rappel, et pour remercier le public de la longue ovation, Glenn Hughes nous offrira “Burn” et “Highway Star” avant de quitter la scène sous les applaudissements mais visiblement fatigué. En y réfléchissant un peu après le concert, je me dis que oui, le set proposé au septième ROCK’ N Festival à Chauny, le 7 avril 2018, était un cran au-dessus. La fatigue de la tournée s’est-elle fait-il sentir, ce soir? Sans doute…

Un grand, un très grand merci à 106db pour cette nouvelle date à Paris et pour le pass photo, car un concert de Glenn Hughes reste toujours un événement. Et PARIS-MOVE se doit d’y être!

Et pour ceux qui ne connaissent pas Glenn Hughes, juste un petit récapitulatif de l’immense carrière du personnage:

Né le 21 août 1952 à Cannock, Glenn Hughes, bassiste et chanteur britannique, est un personnage original et charismatique qui ne laisse personne indifférent. Sa forte personnalité le fait aimer… ou détester. C’est tout d’abord au sein du fameux groupe Trapeze qu’il évolue, formation qui sortira trois albums vinyles, “Trapeze”, “Medusa” puis “You Are The Music… We’re Just The Band”, tous trois devenus collector car quasi introuvables.

En 1973 Glenn Hughes rejoint Deep Purple, succédant à Roger Glover à la basse, tandis que David Coverdale remplace “le” chanteur du Pourpre Profond, Ian Gillan. Un an plus tard, le groupe sort “Burn”, qui ne deviendra culte que trente ans plus tard, lors de sa réédition “30ème anniversaire”, les fans du groupe étant encore trop accros à Ian Gillan…

En 1977 Glenn Hughes sort son premier album solo, “Play Me Out”, et joue ensuite avec le guitariste Pat Thrall (de Pat Travers), sous le nom de Hughes/Thrall, duo qui signera d’ailleurs un seul album, remarqué, en 1982.

Glenn Hughes devient ensuite brièvement chanteur de Black Sabbath, puis participe en 1985 comme bassiste à l’album “Run For Cover” de Gary Moore, en alternance avec le génial et regretté Phil Lynott.

En 2010, le nouveau génie de la six cordes, Joe Bonamassa, propose à Glenn Hughes de s’associer au sein d’un supergroupe dénommé Black Country Communion, dans lequel figurent Derek Sherinian aux claviers et Jason Bonham  à la batterie. Jason, le fils de John Bonham, le mythique batteur de Led Zeppelin décédé beaucoup trop tôt et sans lequel les trois autres compères refusèrent de continuer l’aventure du Zeppelin.

Traité de mégalo par certains, de phénomène et de bête de scène par d’autres, mais d’une gentillesse étonnante quand on connait la personnalité “forte” du bonhomme, le lascar a baissé le voile dans une autobiographie sortie en 2011, “Glenn Hughes – From Deep Purple to Black Country Communion”, dans laquelle il raconte notamment ses excès de consommateur de coke dans les années ’70 puis son virage à 180° après avoir vu la mort de près, en 1991.

Son actu s’est étoffée par la sortie en 2016 d’un nouvel album solo, “Resonate”, un concert remarqué au HellFest 2016 puis un nouvel album avec Black Country Communion en 2017. Comme il le dit lui-même: “So make no mistake. The Voice of Rock never left the building!”

Site officiel de Glenn Hughes: ICI

Chronique de l’album de BLACK COUNTRY COMMUNION – “AFTERGLOW”: ICI
Extrait: “Voilà le troisième opus du super groupe anglo-américain, et ce dernier présente quelques spécificités remarquables. Il est tout d’abord le troisième disque de la formation et l’on sait que trois est le chiffre porte-bonheur de Glenn Hughes…” (Dominique Boulay)

Chronique du DVD de BLACK COUNTRY COMMUNION – “LIVE OVER EUROPE”: ICI
Extrait: “‘Even better than sex!’ dira Glenn Hughes en parlant des concerts donnés par Black Country Communion lors de la tournée européenne objet de ce DVD! Diantre!!! C’est le troisième morceau, ‘Crossfire’, qui montre le plus clairement le niveau de chaque musicien du groupe: ahurissant! Glenn Hughes, revenu de tous les excès, impérial à la basse comme au chant, charismatique en diable sur scène, leader d’un groupe enfin à son niveau.” (Frenchy)

Chronique de l’album de BLACK COUNTRY COMMUNION – “BCCIV”: ICI
Extrait: “Comme sur ses albums solo ou avec Deep Purple, Glenn Hughes sait ici pousser et ruiner sa voix pour vous faire décoller, tandis que Jason Bonham est toujours aussi monumental aux fûts et que Joe Bonamassa sait y faire pour savoir glisser, quand il le faut, un hommage à la formation du papa de Jason avec ce riff très zeppelien dans “Love Remains” qui caresse celui de “The Wanton Song”.” (Frankie Pfeiffer)